Licence et Contact

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Pour me contacter Cliquez ICI

Wikio - Top des blogs - PolitiqueWikio - Top des blogs

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Jeudi 15 mai 2008
Je serais journaliste à l'heure actuelle, je m'inquiéterais sérieusement : non content d'être accusé d'avoir un parti pris contre le président de la République par le dit président et par des députés et membres du gouvernement, Rachida Dati vient de présenter son projet de loi sur la protection des sources des journalistes à l'Assemblée Nationale.

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas opposé au principe de la protection des journalistes dans le cadre de leur profession. La possibilité qu'ont ou que devraient avoir les journalistes de ne pas révéler leurs sources doit être inscrite dans les textes de loi. En cela, le projet de loi est une bonne chose.

Mais la formulation de l'article qui concerne la protection des sources est tellement vague que les journalistes seraient à la merci de l'interprétation de la justice, même dans des cas qui ne seraient pas très graves, comme celle d'un supposé SMS envoyé par le président de la république à son ex-femme, par exemple.
"Il ne peut être porté atteinte à ce secret que lorsqu'un intérêt impérieux l'impose. En particulier, il ne peut y être porté atteinte au cours d'une procédure pénale qu'à titre exceptionnel, si la nature et la particulière gravité du crime ou du délit sur lesquels elle porte ainsi que les nécessités des investigations le justifient."
Il suffira donc que l'interprétation qui est faite de cet article soit favorable à la police par exemple, quelque soit le cas ou la gravité, pour que le secret des sources s'envole en fumée. Et comme rien n'est fixé par la loi, il s'en faudra de nombreux procès avant qu'une jurisprudence s'impose.

On peut sûrement penser que l'article en question a été mal écrit mais que les intentions du gouvernement sont nobles et pures. Mais on peut aussi noter que le flou de la définition s'inscrit à la suite des déclarations anti-journalistes de Nicolas Sarkozy, pour qui la presse est la source de tous ses maux.
Pour résoudre le problème, le gouvernement aurait juste à modifier cet article en précisant nommément les cas dans lesquels la levée du secret des sources est permise, comme les cas de terrorisme ou d'enlèvement d'enfants, par exemple. Mais Rachida Dati, qui répond en précisant simplement que le secret des sources "ne peut pas être absolu", ne semble pas montrer la volonté de réparer cette "légère erreur".

Les députés ne s'y sont pas trompés et les membres de la commission des amendements ont reformulé cet article, laissant toutefois la possibilité d'interprétation. Une fois de plus, on ne peut pas dire que la majorité parlementaire soit en phase avec le gouvernement et Rachida Dati paye peut être son attitude dans les débats sur la loi de réforme de la carte judiciaire.

Reste a savoir si cette réforme, qui semble indispensable pour un pays qui se targue de respecter la liberté de la presse, prend le bon chemin. Enfin, je m'en fout un peu, je ne peux pas être considéré comme un journaliste selon cette loi : « Est considérée comme journaliste ... toute personne qui, exerçant sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse ou de communication au public par voie électronique, y pratique, à titre régulier et rétribué, le recueil et la diffusion d'informations au public. » Les sources d'un blogueur qui exercerait cette activité à titre gratuit ne pourraient donc pas être protégées.
Une manière comme une autre de limiter l'influence relative d'Internet, non ?

Projet de loi

par Didier B publié dans : Presse communauté : Communauté de l'opposition
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 14 mai 2008
On ne peut pas toujours critiquer toutes les actions du gouvernement Fillon et du président Sarkozy, même moi. Il faut reconnaître que, parfois, certaines de leurs initiatives ont du bon, voir même du très bon.
Hier, Christine Boutin, ministre du logement et de la ville, recevait 4 rapports sur le logement en Ile de France. Ce que l'on doit retenir de ces rapports, c'est essentiellement qu'il va falloir construire près de 60.000 logements par an en dans la région Ile de France pour palier à la pénurie.

Christine Boutin est d'accord avec l'ensemble des conclusions. Les communes ne construisent pas assez de logements. On va donc leur fixer des objectifs, par l'intermédiaire des communautés de communes ou des communautés urbaines et, si les objectifs ne sont pas atteints, des sanctions financières pourront être envisagées. De plus, la ministre évoque l'idée que l'état pourrait aider les maires "vertueux". Et accessoirement, les partenariats public-privé pourraient s'étendre.

C'est bien non? Eh ben, revenez un peu sur terre... Les idées que les rapports présentent existent déjà dans la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) votée en 2000 et en application depuis 2002. Tout est déjà dedans : les objectifs par commune, les sanctions financières, tout... Les préfets ont même le droit de passer outre les mairies si celles ci ne respectent pas leurs objectifs.

Le gouvernement essaye donc, comme pour l'entrée de l'étude de l'esclavage dans les programmes d'école primaire, de nous faire croire qu'il invente un truc nouveau, alors que cela existe déjà depuis longtemps.
Encore faudrait-il, pour la loi SRU, qu'elle soit appliquée et que le gouvernement, qui est chargé par la Constitution de faire appliquer les lois de la république, se bouge un peu les fesses. Mais, comme je le disais déjà en février dans un autre article, le gouvernement ne fait rien pour obliger les maires à respecter la loi.

Alors, ce n'est pas une nouvelle loi qui changera quoi que ce soit au problème du logement. Enfin si... L'introduction des partenariats public-privé permettra a des entreprises dont le seul objectif est de gagner de l'argent (et pas de faire du social) de s'introduire encore plus dans le logement social.
Celui ci est déjà menacé par la libéralisation de la distribution du Livret A, et ce ne sont pas les "nouvelles" idées soutenues par Madame Boutin qui arrangeront l'affaire.

Décidément, Christine Boutin est digne d'être membre de se gouvernement. Pour remplacer la maison Borloo à 100.000€ tout compris, elle a inventé la maison à 5€ par jour (soit 160.000€ au bout de 40 ans, terrain compris).
Et là, elle veut inventer quoi ?

Source

par Didier B publié dans : Polémiquons à droite communauté : Les Blogs Sarkostique
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 13 mai 2008
Aujourd'hui, la majorité UMP à l'assemblée nationale à encore tourné Nicolas Sarkozy et son gouvernement en ridicule. Une motion de procédure, votée avec 1 voix d'écart a entraîné le rejet du projet de loi sur les OGM, et ce n'est pas pour me déplaire.

Depuis quelques jours, vous avez sûrement remarqué que j'étais plutôt dissipé. Il faut dire que je m'occuper énormément du jardin de mes parents, sarclage, binage, repiquage, arrosage et tout ce qu'on peut faire dans un jardin. Découvrir en soirée que, pour l'instant, les OGM n'avait pas le droit de citer en France a réjouit mon coeur de jardinier amateur.

Oh, bien sur, je sais que les OGM ne concernent pas que les plantes et qu'ils servent parfois à la recherche médicale. Mais les grands semenciers aimeraient par exemple nous faire croire que leurs graines mutantes aideront à résoudre les problèmes de faim dans le monde, les rendant beaucoup plus sympathiques aux yeux du grand public, alors qu'il ne s'agit que d'une nouvelle manière de contrôler l'alimentation mondiale et de s'assurer des profits énormes. Rien n'est pourtant sur dans ce domaine puisqu'il n'existe actuellement aucune étude digne de ce nom prouvant que les OGM et PGM (Plantes génétiquement modifiées) n'ont aucun effet à long terme sur la santé humaine.

Le "progrès" que le gouvernement tente de nous imposer avec cette loi n'est garanti en aucune manière et n'est pas sanctionné par la communauté scientifique. En fait, cette loi, si elle était finalement votée (François Fillon ayant convoqué une commission paritaire), ne ferait plaisir qu'aux grands semenciers (Monsanto en tête) et peut être aux gros agriculteurs. Mais qu'en serait-il des petits agriculteurs, des adeptes du bio (dont les plantations seraient menacées de contamination) ou des consommateurs ?

Il existe bien trop de zones d'ombres dans ce dossier pour le laisser passer de cette manière. Et, au delà de ce problème écologique, on voit a nouveau la majorité parlementaire se rebeller contre Nicolas Sarkozy et le gouvernement. Pauvre petit homme qui voit que les députés qui sont censés soutenir sa politique ne se déplacent même pas pour voter une des lois qu'il soutient...
Sur les 310 députés UMP, seuls 135 étaient présents à l'assemblée aujourd'hui. Visiblement, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy est en baisse aussi parmi les élus UMP, qui craignent de ne pas être réélus aux prochaines législatives.

Et pendant ce temps là, le président tentait (minablement) de défendre la loi sur la modernisation de l'économie en allant faire un bisous d'adieu à Pascal Sevran, qui est vraiment mort, lui (même Elkabach le confirme...) La majorité est juste gravement malade et, contrairement à ce que m'ont enseigné mes parents et le catéchisme, je ne lui souhaite pas du tout de se remettre.
En revanche, j'espère que mon jardin plein de géraniums et d'impatiens de Nouvelle-Guinée survivra encore de nombreuses générations, sans risques pour nos enfants et petits enfants.

par Didier B publié dans : Polémiquons à droite communauté : L'Avis des Eclectiques
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 12 mai 2008
Depuis que certains députés UMP se sont fait une joie de rapporter les propos de Nicolas Sarkozy sur la presse, il ne s'est pas passé une journée sans qu'un médium ne se fasse l'écho de cette nouvelle.
Notre petit Nicolas trouve donc que la presse, Le Parisien, l'Express, le JDD et Marianne en particulier, ne parle pas assez de lui en bien et pas assez de Ségolène Royal en mal.

Il n'y a pas besoin d'être Nicolas Sarkozy pour comprendre que la presse, qu'elle soit une presse d'opinion ou une presse "populaire", repond essentiellement à des critères de diffusion et non pas à des critères politiques.
Les recettes des journaux proviennent essentiellement de deux sources : les ventes proprement dites et la publicité, dont les tarifs sont fixés en fonction de la diffusion du journal.
Pour être vendu et largement diffusé, il faut avoir des sujets très largement porteurs et, n'en déplaise au locataire de l'Elysée, vanter la réussite de sa politique n'est pas un sujet porteur.

Les français, très majoritairement, considèrent que la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement est un échec. Point ! Les journaux, même si leurs propriétaires sont des amis du président, ne parlent donc pas en bien du président et de sa politique, voir n'en parlent pas du tout.
Bien sur, ces mêmes journaux auraient pu, comme le président le souhaiterait, parler de Ségolène Royal en mal, suite à sa condamnation en appel pour non versement de salaire. Mais ce sujet n'est pas porteur non plus, alors, les journaux n'en parlent pas... L'AFP non plus !

Est-on en train de vivre un changement majeur dans la façon qu'on les médias d'aborder la politique, quelques soient les propriétaires des médias en question ?
Ce soir, TF1 diffusait un reportage sur une initiative du Conseil Général de Poitou Charente, dont la présidente est Ségolène Royal. Ce sujet parlait des micros-crédits accordés à des personnes en difficultés, dont les intérets sont pris en charge par le Conseil Général. Avec une courte intervention de Ségolène Royal, le reportage était plutôt positif par rapport à cette initiative.

Alors, TF1 n'est plus TéléSarkozy ? Disons que TF1, dirigée par Nonce Paolini, sait qu'un sujet comme celui sur le micro crédit est plus fédérateur qu'un nouveau reportage sur la mise au programme scolaire de primaire de l'esclavage (dont on sait qu'il existait déjà, et que Sarkozy invente à nouveau l'eau chaude...). Un sujet comme celui là évite que les téléspectateurs ne quittent le journal pour une autre chaine.

Nicolas Sarkozy va donc découvrir que, sauf miracle, ses amis sont plus intéréssés par leurs profits que par ses idées. Mais ce n'est que justice... Il ne restait qu'un seul français à ne pas l'avoir compris, et c'était malheureusement le président.

par Didier B publié dans : Polémiquons à droite communauté : Les Blogs Sarkostique
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus