La totale pour TOTAL !
Entre 2002 et 2006, TOTAL a vu son chiffre d'affaires augmenter de 50% et son bénéfice net de 100%. En valeur absolue, l'entreprise pétrolière a réalisé un bénéfice de plus de 12 milliards d'euro en 2006 et a renouvelé ce chiffre en 2007. En résumé, la plus grosse capitalisation boursière de Paris se fait des couilles en or.
Bien entendu, on peut se demander pourquoi TOTAL multiplie ses bénéfices par deux en 5 ans. La réponse est simple : le prix du pétrole brut à augmenté, les profits ont suivi. Et même si l'extraction devient dans certains cas plus difficile et plus coûteuse, il n'en reste pas moins que la marge bénéficiaire restant la même en pourcentage, les profits augmentent donc en valeur absolue.
Bon, ceci dit, nous vivons dans un pays (et un monde) qui accepte l'économie de marché et le fait qu'une entreprise fasse des bénéfices n'est pas honteux, loin de là.
En revanche, au moment ou le prix du pétrole atteint des sommets, et que cette augmentation risque d'être à la fois durable et continue, il est largement temps de s'intéresser de très prêt aux énergies alternatives. L'énorme problème qui se pose est que le pétrole et ses dérivés sont essentiellement utilisés par le transport, et plus particulièrement le transport des marchandises.
Il conviendrait donc d'orienter la recherche sur des alternatives au pétrole ou sur des alternatives au moteur à explosion. Mais, malgré les milliards investis par les entreprises privées (si tant est qu'elles investissent dans ce domaine), nous ne voyons toujours rien venir.
L'utilisation des agrocarburants s'avère être une très mauvaise solution dans la mesure ou l'utilisation de produits alimentaires pour les produire influe sur les cours des matières premières alimentaires. Nous n'avons pas le droit moral de provoquer des famines dans le monde pour pouvoir conserver notre confort de transport.
L'alternative électrique est encore inadaptée, du simple fait de la taille et de l'autonomie des batteries, et il n'existe pour l'instant pas de solutions destinées aux professionnels du transport routier ou maritime.
La question qui se pose est selon moi la suivante : quel doit être le role de l'état ? Je ne suis pas un libéral et je pense que l'état se doit "d'intervenir" par la loi, non plus pour inciter mais pour obliger les entreprises à oeuvrer pour le bien commun, et, si elles ne le font pas, les remplacer en utilisant l'impôt prélevé sur leurs bénéfices pour financer la recherche.
C'est du reste ce que Ségolène Royal proposait samedi : Utiliser les profits de TOTAL pour financer les énergies renouvelables. Cette déclaration allait dans le bon sens, c'est à dire l'imposition utile et non pas l'imposition idéologique.
En revanche, je ne suis pas d'accord avec Ségolène Royal lorsqu'elle affirme que les profits de TOTAL sont un bien collectif. La société est la propriété commune de ses actionnaires et l'état n'en fait pas partie. Il va sans dire que, à moins d'une nationalisation de Total, l'idée du bien collectif est un peu exagérée.
D'autres lui ont emboîté le pas, comme Bertrand Delanoë ou Dominique Bussereau, le sous ministre aux Transports. On sent d'ailleurs toute la gène du gouvernement dans le domaine, insistant sur le fait que TOTAL a déjà financé une partie de la prime à la cuve en 2007.
C'est bien... mais pas assez. La prime à la cuve a coûté 70 millions d'euros en 2006 (quand elle est passée à 150€). TOTAL aurait pu la financer TOTALEMENT !
Bien sur, on peut, comme le fait Seb, sur Caréagit, mettre en avant le fait que les taxes représentent près de 60% du prix du carburant à la pompe et que celui qui se goinfre le plus dans l'histoire, c'est l'état. Il n'a pas tort, je dois le reconnaître mais l'état s'est privé volontairement de ressources financières (en réduisant les impôts par la loi TEPA, par exemple), il ne peut donc pas se priver d'une autre. De plus, baisser les taxes sur le carburant aurait un effet pervers en n'incitant pas les utilisateurs à se tourner vers les énergies alternatives.
Là ou nos avis divergent ( et c'est beaucoup trop, même pour un gourmand) c'est dans le rôle que doit tenir l'état. Quand l'entreprise privée faillit à son rôle dans la collectivité, dont elle fait partie intégrante, l'état doit l'obliger à tenir son rôle ou le tenir à sa place.
L'état doit donc absolument jouer un rôle de préparateur d'avenir de la collectivité, pour éviter que, dans 10 ou 20 ans, de nouvelles crises comme celles qui touchent les pêcheurs ou les transporteurs routiers en ce moment ne se renouvellent. C'est au gouvernement Fillon de jouer sa part dans ce qui assurera l'avenir des français, et ne pas faire ce qu'il reproche à ses prédécesseurs, attendre !
En revanche, il ne faut pas se leurrer ; TOTAL n'est pas la seule entreprise à profiter de la situation de crise, et les actes du gouvernement actuel aident les entreprises à faire de plus gros profits, malgré les problèmes. Ce n'est donc pas seulement TOTAL qu'il faudrait ponctionner... Jetez donc un oeil aux entreprises du CAC40, et vous comprendrez.
Bien entendu, on peut se demander pourquoi TOTAL multiplie ses bénéfices par deux en 5 ans. La réponse est simple : le prix du pétrole brut à augmenté, les profits ont suivi. Et même si l'extraction devient dans certains cas plus difficile et plus coûteuse, il n'en reste pas moins que la marge bénéficiaire restant la même en pourcentage, les profits augmentent donc en valeur absolue.
Bon, ceci dit, nous vivons dans un pays (et un monde) qui accepte l'économie de marché et le fait qu'une entreprise fasse des bénéfices n'est pas honteux, loin de là.
En revanche, au moment ou le prix du pétrole atteint des sommets, et que cette augmentation risque d'être à la fois durable et continue, il est largement temps de s'intéresser de très prêt aux énergies alternatives. L'énorme problème qui se pose est que le pétrole et ses dérivés sont essentiellement utilisés par le transport, et plus particulièrement le transport des marchandises.
Il conviendrait donc d'orienter la recherche sur des alternatives au pétrole ou sur des alternatives au moteur à explosion. Mais, malgré les milliards investis par les entreprises privées (si tant est qu'elles investissent dans ce domaine), nous ne voyons toujours rien venir.
L'utilisation des agrocarburants s'avère être une très mauvaise solution dans la mesure ou l'utilisation de produits alimentaires pour les produire influe sur les cours des matières premières alimentaires. Nous n'avons pas le droit moral de provoquer des famines dans le monde pour pouvoir conserver notre confort de transport.
L'alternative électrique est encore inadaptée, du simple fait de la taille et de l'autonomie des batteries, et il n'existe pour l'instant pas de solutions destinées aux professionnels du transport routier ou maritime.
La question qui se pose est selon moi la suivante : quel doit être le role de l'état ? Je ne suis pas un libéral et je pense que l'état se doit "d'intervenir" par la loi, non plus pour inciter mais pour obliger les entreprises à oeuvrer pour le bien commun, et, si elles ne le font pas, les remplacer en utilisant l'impôt prélevé sur leurs bénéfices pour financer la recherche.
C'est du reste ce que Ségolène Royal proposait samedi : Utiliser les profits de TOTAL pour financer les énergies renouvelables. Cette déclaration allait dans le bon sens, c'est à dire l'imposition utile et non pas l'imposition idéologique.
En revanche, je ne suis pas d'accord avec Ségolène Royal lorsqu'elle affirme que les profits de TOTAL sont un bien collectif. La société est la propriété commune de ses actionnaires et l'état n'en fait pas partie. Il va sans dire que, à moins d'une nationalisation de Total, l'idée du bien collectif est un peu exagérée.
D'autres lui ont emboîté le pas, comme Bertrand Delanoë ou Dominique Bussereau, le sous ministre aux Transports. On sent d'ailleurs toute la gène du gouvernement dans le domaine, insistant sur le fait que TOTAL a déjà financé une partie de la prime à la cuve en 2007.
C'est bien... mais pas assez. La prime à la cuve a coûté 70 millions d'euros en 2006 (quand elle est passée à 150€). TOTAL aurait pu la financer TOTALEMENT !
Bien sur, on peut, comme le fait Seb, sur Caréagit, mettre en avant le fait que les taxes représentent près de 60% du prix du carburant à la pompe et que celui qui se goinfre le plus dans l'histoire, c'est l'état. Il n'a pas tort, je dois le reconnaître mais l'état s'est privé volontairement de ressources financières (en réduisant les impôts par la loi TEPA, par exemple), il ne peut donc pas se priver d'une autre. De plus, baisser les taxes sur le carburant aurait un effet pervers en n'incitant pas les utilisateurs à se tourner vers les énergies alternatives.
Là ou nos avis divergent ( et c'est beaucoup trop, même pour un gourmand) c'est dans le rôle que doit tenir l'état. Quand l'entreprise privée faillit à son rôle dans la collectivité, dont elle fait partie intégrante, l'état doit l'obliger à tenir son rôle ou le tenir à sa place.
L'état doit donc absolument jouer un rôle de préparateur d'avenir de la collectivité, pour éviter que, dans 10 ou 20 ans, de nouvelles crises comme celles qui touchent les pêcheurs ou les transporteurs routiers en ce moment ne se renouvellent. C'est au gouvernement Fillon de jouer sa part dans ce qui assurera l'avenir des français, et ne pas faire ce qu'il reproche à ses prédécesseurs, attendre !
En revanche, il ne faut pas se leurrer ; TOTAL n'est pas la seule entreprise à profiter de la situation de crise, et les actes du gouvernement actuel aident les entreprises à faire de plus gros profits, malgré les problèmes. Ce n'est donc pas seulement TOTAL qu'il faudrait ponctionner... Jetez donc un oeil aux entreprises du CAC40, et vous comprendrez.
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