Luttons contre le cancer (tant que nous sommes vivants)

Publié le par Didier B

Aujourd'hui, j'avais prévu d'aller jusqu'à la capitale, histoire de passer un moment dans le défilé de la Marche des Fiertés, mais la vie m'en a empêché.
En effet, aujourd'hui était prévu la "n"ième scintigraphie osseuse de mon père, l'homme aux métastases rigolardes. Ne me prenez pas pour un fils indigne, j'ai beaucoup d'amour pour mon père et de respect pour son cancer.
Mais honnêtement, il y a des choses plus agréables à faire que d'attendre dans des couloirs d'hôpitaux que les résultats d'un examen arrivent.

Enfin, bon, les nouvelles sont plutôt bonnes puisque les fixations sur les os se sont réduites. Il n'est pas guéri mais cela veut dire que ses chimios font effet. Au moins, il ne souffre pas pour "rien". Finalement, je suis content.

Mais on ne m'otera pas de l'idée que d'autres cancers rongent notre société et que ceux là, ce ne sont pas de vulgaires chimiothérapies qui les élimineront. L'intolérance, par exemple, qui est sûrement la fille naturelle de l'individualisme et de l'ignorance, se répand de plus en plus. Ces cancers là et leurs métastases, je n'ai aucun respect pour eux...

Alors je voudrais faire un petit coucou à tout ceux qui sont les victimes de ces cancers et leur dire que même si le combat est long et douloureux, il arrive à payer. Bien sur, il y aura encore de nombreuses victimes, parce que les gens ne changent pas plus vite que les maladies, mais ça peut marcher.

Pour ceux qui s'étonneraient que mon billet ne soit pas plus politique, je les invite à le relire, j'ai écrit entre les lignes.
Quant à la Marche des Fiertés, j'irai l'année prochaine et je me dis qu'il vaut mieux ne pas y aller à cause de la vie qui continue plutôt qu'à cause d'une vie qui s'arrête.


Publié dans Le coin du Patron

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Nicolas J 29/06/2008 09:50

Putain ! Ca c'est du commentaire.

Didier B 29/06/2008 08:58

@RébusOui, nous sommes tous sur écoute :-)@Didier GouxAprès un commentaire comme celui là, je n'ai que deux solutions : ne rien ajouter ou en faire des tonnes.Je choisis donc un (juste?) milieu : Merci !

Didier Goux 28/06/2008 21:42

Bien. Oubliez le troll une minute, je vous prie. Là, je vous fais un vrai commentaire (enfin, bon, je vais essayer...). Je n'aime pas votre billet, et, en même temps, il m'émeut. Pourquoi (s'interroge la foule en délire) ? Je ne l'aime pas parce qu'il présente une cassure, une stridence en son milieu. Les deux premiers paragraphes sonnent juste (à l'exception, peut-être, de la phrase qui suit immédiatement "métastases rigolardes" : elle est de trop, on avait compris). Soudain, vous dérapez dans des conneries - des conneries de bien-portant, si je puis dire. Il y a même une certaine obscénité dans ce rapprochement entre LE cancer et ces AUTRES cancers que vous rameutez tout soudain. En tout cas, il y AURAIT une certaine obscénité, si la maladresse même du texte ne donnait, finalement, encore plus de force aux deux premiers paragraphes.Ces derniers paragraphes, finalement, ont une force que vous ne leur soupçonnez pas (ou alors si ?), justement parce qu'ils sont stupides, artificiels, hors de propos. Ils en deviennent cruellement à propos, malgré vous. Jusqu'à ce raidissement, ce trépignement d'enfant (et qu'êtes-vous d'autre, en ce moment ?) qui vous fait écrire, souligner, crier (en gras, donc hurlé) : " j'ai écrit entre les lignes". Bien sûr, on le savait, on l'avait vu.Mais, en même temps, non : vous voilà dans une situation où il n'y a plus moyen d'écrire entre les lignes, parce qu'il n'y a plus tellement de place entre les lignes, et vous le savez mieux que moi. Je le saurai un jour, bien sûr, mais pour l'instant, cette connaissance vous appartient seul.Je ne l'aime pas, ce texte, disais-je, et il m'émeut. Je voulais balancer le raisonnement comme une dissertation d'élève de terminale, mais je me rends compte que j'ai mêlé les deux parties et que vous savez déjà pourquoi ce billet raté est émouvant : parce qu'il est raté. Parce qu'il essaie, tout ensemble, de dire et de cacher certaines choses.Du coup, vous qui êtes intelligent et souvent subtil (ce n'est pas un lot de consolation : je le crois, je le sais), vous dites n'importe quoi (vous le verrez demain, ou dans six mois, ou plus tard). Un exemple : l'intolérance, fille de l'individualisme et de l'ignorance. Cela ne veut rien dire, vous le savez bien. C'est du bruit que vous faites, pour essayer d'assourdir un autre bruit, que vous êtes seul à entendre, aujourd'hui et dans les temps qui vont suivre.« D'autres cancers rongent notre société ». Peut-être. sans doute. Mais vous n'en avez rien à faire, au moment où vous écrivez ces mots. Il me semble que ces faux cancers sont plutôt là pour vous aider à supporter, à DILUER le vrai, le seul qui vous importe.Je m'arrête là. Si ce commentaire "éruptif" vous ennuie ou vous gêne ou vous choque, supprimez-le sans hésitation. Quant à la marche des fiertés, eh bien... vous êtes en plein dedans. Allez au bout, en toute humilité, vous n'y êtes pas seul.

Rébus 28/06/2008 18:51

Ah, tu cryptes tes messages à cause d'Hadopi et Lopsi ?