Interlude européen : Sarkozy veut se mettre au vert.

Publié le par Didier B

Nicolas Sarkozy, tout comme il avait proposé de se rendre dans la jungle colombienne pour y sauver Ingrid Betancourt, vient de déclarer qu'il souhaitait se rendre en Irlande dès que possible pour y voir comment "surmonter cette difficulté".

Hier encore, il disait ou faisait dire que rien n'était fini, qu'il fallait poursuivre le processus de ratification partout. Le problème, c'est que le traité de Lisbonne ne peut pas s'appliquer si les 27 signataires ne le ratifient pas. C'est comme ça : il y a un con qui a oublié d'y faire figurer une clause d'application aux pays qui le signeraient. Mais bon...
Cette "difficulté" est donc ENORME. Il faut donc que les irlandais acceptent de revoter et surtout que ni les tchèques ni les britanniques, ni personne ne viennent à stopper la ratification dans son pays.

Mais le gouvernement irlandais a déjà fait savoir que revoter n'était pas une option. C'est pour cela que notre VRP national est allé discuter avec le président tchèque, un vilain libéral qui ne veut pas vraiment du traité de Lisbonne, pour le ramener à de justes sentiments et qu'il veut aussi aller en Irlande.
Connaissant les talents de diplomate de Sarkozy, nul doute que même Kouchner ferait un meilleur travail, mais bon...

Il serait peut être temps que Nicolas Sarkozy accepte le fait que le traité de Lisbonne n'est pas une bonne solution. Les libéraux n'en veulent pas car l'union économique leur suffit, comme dans le cas des tchèques et des britanniques. Les peuples n'en veulent pas parce qu'ils n'y sont pas invités et que l'Europe s'est construite et continue à se construire sans eux et à leurs dépends.
Il faut donc passer à autre chose et arrêter de gesticuler pour un projet qui n'en vaut pas la peine. Mais, bien sur, il ne faut pas négliger l'importance de l'échec du traité de Lisbonne sur Sarkozy, qui s'est affirmé comme son inspirateur. Mettre le traité au panier, c'est porter atteinte à son orgueil personnel et à son bilan politique...

Et ça, visiblement, il ne peut pas le tolérer, à 2 semaines du début de ce qu'il appelle SA présidence de l'Union, oubliant au passage que c'est la France qui assure la présidence et pas lui...

Publié dans Polémiquons en Europe

Commenter cet article

jean 01/07/2008 19:30

pétiton pour la déstitution de niciolas sarkozy de ses fonction de président de la république à signer et a diffuser largement signez sur www.antisarkozysme.com

Alex 17/06/2008 02:24

UNION EUROPÉENNE • Comment Bruxelles veut contourner un non irlandais Alors que les Irlandais se prononcent sur le traité de Lisbonne, The
Daily Telegraph assure que les dirigeants du pays et les autorités
européennes ont déjà prévu les moyens d'appliquer le texte. DE BRUXELLES, De hauts responsables à Bruxelles préparent des plans pour s'assurer
que le traité de Lisbonne sera bien appliqué ailleurs au cas où
l'Irlande le rejetterait par référendum. Des mesures comme la création
d'un président de l'Union européenne (UE), d'un ministre des Affaires
étrangères et de services diplomatiques seront peut-être retardées,
mais elles devraient malgré tout finir par être mises en place. A en croire un diplomate, un "mécanisme de soudure" serait en
discussion. Si l'Irlande rejette le traité, peut-être sera-t-elle
simplement retirée de la liste des signataires. Elle ne serait ainsi
pas légalement contrainte d'en respecter les clauses. D'ici à la fin de 2009 ou au début de 2010, quand la Croatie entrera
dans l'UE, un "traité d'adhésion" ayant valeur d'amendement sera voté
par tous les membres, y compris Dublin. Il comprendrait une série de
protocoles prévoyant sur le papier des "issues" aux problèmes que
l'Irlande peut avoir avec l'UE, comme les pouvoirs fiscaux ou une plus
grande coopération militaire. Ces textes ne seraient pas sans rappeler les clauses d'exemption dont
dispose le Royaume-Uni sur la Charte des droits fondamentaux et les
questions sociales dans le traité de Lisbonne actuellement ratifié à
Westminster. Comme le reste de l'Europe, l'Irlande n'organise pas de
référendums sur les traités d'élargissement de l'UE. Avec les nouveaux
protocoles, Dublin pourrait faire passer un traité d'adhésion au
Parlement irlandais sans avoir recours à une consultation du peuple. "Ce mécanisme ne serait pas plus incompréhensible ou légaliste que le
traité lui-même", déclare-t-on de source officielle. "Il n'est
probablement pas plus compliqué que les allées et venues qui ont été
nécessaires pour transformer le Traité constitutionnel en traité de
Lisbonne après son rejet par les Français et les Néerlandais. Tout est
une question de temps." Ces dernières semaines, les responsables irlandais se sont réunis à
huis clos pour débattre de la possibilité d'une application du traité,
avec ou sans référendum. Lors de discussions portant sur la création
d'un corps diplomatique européen, les 7 et 13 mai, les diplomates
irlandais ont défendu leur position sur la composition du Service
d'action externe européen et le rôle du futur ministre des Affaires
étrangères de l'UE. Les minutes secrètes de ces rencontres, que le Daily Telegraph a pu
examiner, montre que Bobby McDonagh, représentant de l'Irlande auprès
de l'UE, a plaidé auprès de ses collègues afin que ces négociations et
la position de Dublin restent confidentielles. "[Nous] devons nous
montrer prudents quant à la façon de présenter ces questions !" Bruno Waterfield The Daily Telegraph