Lundi 5 mai 2008
Demain, 6 mai 2008, est le jour anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy. Toute la presse se prépare, publiant bilans et analyses et le gouvernement remonte aux créneaux pour défendre ses actions.

 

 

Il n’est pas besoin de désapprouver la politique menée depuis un an pour se rendre compte que la défense du bilan de cette année se fait en ordre dispersé. D’un coté on entend dire qu’il ne peut pas y avoir de bilan avant la fin du mandat présidentiel (donc 2012) mais on n’hésite pas à vanter les excellents résultats des grandes réformes, qu’il y ait des résultats ou pas. Ainsi, il ne sera pas difficile de prétendre avoir fait une nouvelle erreur de communication. A moins, bien sur, qu'il n'y ait rien à défendre.

 

Mais finalement, que devons nous retenir de cette première année de mandat présidentiel, sinon ce sentiment d’un immense gâchis ?

Gâchis d’énergie, d’argent et de temps, pour l’essentiel. Un an passé à monter les français les uns contre les autres, à défendre des réformes sans les expliquer, à s’arc-bouter sur les minis résultats obtenus qui ne réussissent pas à cacher les énormes dégâts sociaux ; Un an passé à justifier les bourdes présidentielles et gouvernementales, sur la religion, les droits de l’homme ou la politesse et à tenter de calmer une majorité parlementaire de plus en plus frondeuse.

 

Si le programme du candidat Sarkozy pouvait faire croire le contraire, le président Sarkozy n’a aucun programme d’avenir ni de vision d’une France future, et c'est sûrement cette absence d'objectifs qui provoque tant de remous. En outre, ses constantes références au passé de notre pays, qu’il soit social ou religieux, sont les signes extérieurs de son absence totale de modernité, dont il se réclame pourtant.

 

Retour aux valeurs d'antant et références historiques transforment une France moderne en une France qui ressemble à celle d’avant 1936. Ce président qui voudrait nous faire croire à son ancrage dans l’époque moderne n’est qu’un réactionnaire de plus, nostalgique des années fastes d’avant la crise, du temps des colonies, quand les « patrons » dominaient la vie sociale et politique du pays.
Fasciné par les Etats-Unis et leur système politico-économique, il a teinté sa nostalgie de libéralisme économique, réussissant ainsi à paraître « moderne ».

 

Et peu lui importe les français qui pourraient souffrir des changements auxquels il procède, car il ne les connaît.  On peut même penser qu'il ignore leur existence. Les seuls êtres humains qu’il connaisse réellement sont les habitants de Neuilly sur Seine, qui ne sont pas, loin s’en faut, représentatifs de la population du pays.

 

Tenter de faire un bilan d’une politique dénuée de sens en omettant ces éléments essentiels est une tache perdue d’avance. Il y a un an, nous sommes entrés dans une période de grand retour en arrière. Cette période sera, selon Nicolas Sarkozy, celle de l’enrichissement de la France, mais elle ne sera que celle de l’enrichissement d’une minorité alors que la majorité des français souffrira de plus en plus.

Au final, il ne restera pour lui que la satisfaction d’avoir fait ce qui lui plaisait, d’avoir eu et usé le pouvoir qu’il désirait tant, au détriment d’un pays et de ses habitants qui ne lui inspire rien d’autre que de l’indifférence.

par Didier B publié dans : Polémiquons à droite communauté : Les Blogs Sarkostique créer un trackback
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Voir tous les articles

Derniers Commentaires

Blog : Maison sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus