Le RSA sera mis en oeuvre... dans 10 ans !

Publié le par Didier B

Allez les pauvres, ne pleurez pas ! Le RSA n'est pas mort et enterré, il est juste mis de coté en attendant des jours meilleurs pour la France et ses comptes publics. Forcement, le RSA coûte beaucoup trop cher ; c'est entre 2 et 3 milliards d'euros qu'il faudrait trouver et il n'y a plus un sou vaillant des les caisses de l'état. Même Christine Lagarde l'affirme aujourd'hui, le RSA n'est pas abandonné. Mais il faudra attendre un peu pour le voir mis en application.

 

Au-delà des critiques purement politiciennes, je me demande à quoi servira de mettre en place le RSA lorsque les français n'en auront plus besoin... Le gouvernement UMP nous promet le retour de la croissance, le plein emploi et la disparition de la dette publique grâce à ses magnifiques réformes, mais pas avant 2012 (et sûrement pour après). Lorsque tout cela sera résolu, on pourra créer le RSA, c'est-à-dire quand plus personne n'en aura besoin, puisque nous vivrons tous au pays des Bisounours® !

 

C'est une constante dans ce gouvernement de prétendre vouloir aider les plus pauvres dans un pays en crise, mais uniquement quand le pays ne sera plus en crise...
Il va falloir m'expliquer où est l'intérêt de dépenser de l'argent en général et vers les plus défavorisés en particulier quand il n'y a plus de problèmes ni de défavorisés. Bien sur, j'exagère le trait, mais le problème est bien là.
Les problèmes se vivent au présent et on ne peut pas prétendre les ignorer pendant 10 ans. C'est donc maintenant qu'il faut dépenser de l'argent et pas quand notre pays aura miraculeusement atteint un niveau de plein emploi et où notre croissance atteindra les 25% par an. (Mode exagération ON)

 

3 milliards d'euros... On pourrait les trouver dans les cadeaux accordés aux couches les plus aisées de la population grâce la loi TEPA.
En admettant que la détaxation des heures supplémentaires et le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers soient des mesures efficaces et sociales, il reste l'exonération de droits sur les successions, le bouclier fiscal et les allègements sur l'ISF qui n'en sont pas, même de loin.
Avec ces trois mesures qui ne concernent que les plus gros patrimoines et revenus, on atteint un chiffre de 3,2 milliards d'euros à récupérer dans les comptes de la nation, selon les estimations faites par le ministère des finances de Christine Lagarde.

 

Mais, au cas ou certains d'entre vous en doutaient encore, le gouvernement et Nicolas Sarkozy ne veulent pas aider les plus défavorisés. Les pauvres les emmerdent parce qu'ils n'ont pas de yacht à prêter ou de propriété aux Etats-Unis pour y passer des vacances tranquilles. Plus sérieusement, les pauvres sont une très bonne main d'œuvre qui accepte de faire beaucoup d'heures en étant très peu payée. Faire disparaître les pauvres, c'est handicaper la compétitivité des entreprises françaises. En cela, nous ne faisons que suivre l'exemple chinois !

 

Il ne reste plus qu'à attendre la démission de Martin Hirsch... Pourtant, Ministre de la Pauvreté, c'est un poste d'avenir dans la « civilisation » qui se prépare.

Publié dans Polémiquons à droite

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CLK500 06/04/2008 18:00

Aider les plus pauvres avec le RSA, vaste escroquerie... une de plus. Quand est-ce que ce pays comprendra que seul le libéralisme permettra aux pauvres d'accéder à une situation digne, tout en s'affranchissant de nos politiques menteurs ?

pas perdus 02/04/2008 19:12

Le RSA n'était qu'un argument de campagne pour équilibrer le programme de Sarkozy, lui donner une image plus sociale...

Rébus 02/04/2008 12:32

La démission de Martin Hirschn c'est un peu comme le RSA, annoncée régulièrement mais constamment repoussée.C'est qu'il a une mission, soutenir les plus défavorisés. Sais pas, doit se dire que sans lui ce serait pire. Secrétaire d'état, plus qu'un métier , un sacerdoce.On parle quand même de quelqu'un qui consent à tchater avec des lambdas sur Rue 89 ou son pseudo forum de la précarité