Nicolas Sarkozy, improbable Matamore !

Publié le par Didier B

Matamore.jpgC’était une belle journée que ce Jeudi 28 février. Nicolas Sarkozy étant en vacances en Afrique, je me disais que nous n’aurions pas à subir un de ses discours inutiles ou une de ses déclarations polémiques, mais… 

L’actualité en a décidé autrement. Peu après la libération de 4 otages des FARC grâce aux bons soins de Hugo Chavez, le président vénézuélien, on apprennait que Ingrid Betancourt est très malade, souffrant des mauvais traitements infligés par ces geôliers et d’une rechute de son hépatite B.

Nicolas Sarkozy a donc enfilé son costume de défenseur de l’opprimé et prononcé quelques mots : « C’est une course contre la mort qui est engagée … Il y aura ceux qui porteront la responsabilité de sa mort. »
Ne vous méprenez pas, je trouve très bien que notre président s’inquiète de la libération de Ingrid Betancourt, et qu’il use de son influence diplomatique pour faire avancer les négociations. C’est même en partie son devoir puisque Mélanie et Lorenzo, les enfants de l’ancienne député colombienne, sont français.

Mais, par pitié, qu’on nous fasse grâce de ce Matamore, de ce courageux d’opérette. « Il y aura ceux qui porteront la responsabilité de sa mort… ». Laissez moi rire !
J’imagine les guérilleros des FARC, confortablement installés dans leur tente 0,5 étoiles au milieu de la jungle colombienne, et regardant l’intervention présidentielle sur CNN en rigolant (euh, je ne sais pas si ils ont l’abonnement Canal Sat ou une liaison câblée)…
Qui Nicolas Sarkozy croit-il qu’il va impressionner ? Les FARC ou nous ? Il aurait pu se contenter de dire « Nous ferons ce qui est nécessaire pour aider à sa libération. » ou quelque chose de se genre. Mais non, Monsieur veut paraître…

Alors, il ajoute qu’il est « prêt à aller à la frontière entre le Venezuela et la Colombie chercher Ingrid Betancourt si c'est une condition posée par les FARC. »
Et là, j’explose de rire… Les membres des FARC ne savent même pas ou est la France et encore moins qui est Nicolas Sarkozy. Mais c’est une très bonne idée, monsieur le Président, vous pourriez même proposer un échange aux FARC, pour prendre la place d’Ingrid Betancourt. Après tout, vous avez l’air bien courageux, moi je ne le suis pas, je vous cède bien volontiers ma place.

Nicolas Sarkozy ferait bien mieux de laisser Hugo Chavez s’occuper de tout ça. On aime ou pas le président du Venezuela, mais il est le premier et le seul à avoir eu des résultats dans les négociations avec les FARC. Ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui a fait libérer les otages, quoi qu’on veuille nous faire croire, et son influence s’est limitée à aller trouver Hugo Chavez. Si Ingrid Betancourt est libérée à son tour, ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est encore à Chavez qu’on le devra, pas à notre président.

Je sais, je ne suis pas très objectif, je n’aime pas le personnage. Enfin si, j’aime assez Matamore, il est drôle. C’est un trouillard, qui se vante d’exploit qu’il n’a pas accompli, mais il est drôle. Pour Nicolas Sarkozy, je suis plus réservé… Ce n’est pas cette année qu’il aura un Molière du meilleur acteur.

Source : L'Express/Reuters

Publié dans Humeur

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elidrisssi 01/05/2008 15:53

matamore  ???!!!!   tueur de maures   en espagnol ....c est l appel au pogrom.ce terme est porteur de racisme et d une inhumaine histoire sybie par les ailleux des maghrebins actuels. en espagnol moros et maghrebins  c est les memes gens et le matamore avait une fontion : les liquider. histoire certes mais user d un terme aussi lourd de signification n est pas judicieux.merci

Kerherve 01/03/2008 12:04

Le gaullisme de Sarkozy : zéro pointé !  C'est clair pour le commun des mortels. Nicolas Sarkozy utilise le général de Gaulle pour redorer son blason.Profitant de l'inauguration de l'Historial Charles de Gaulle ce vendredi 22 février, le Président de la République s'est octroyé une "parenthèse gaulliste" comme aiment à le faire remarquer les médias qui ont couvert l'évènement."Ce n'est pas le moindre des paradoxes de l'histoire de notre pays que d'avoir unanimement célébré la mémoire du grand homme alors que tout au long de son existence sa légitimité fut contestée" précise dans son allocution Nicolas Sarkozy, pensant ainsi positiver l'effondrement vertigineux de sa popularité dans les sondages d'opinion. Mais, faut-il le rappeler, la légitimité du Général n'a jamais été contestée que par ses éternels adversaires des "féodalités" que le fondateur de la Vème république vilipendait dans le monde politique et syndical.En toute occasion, et toujours, le général de Gaulle a bien pris soin d'emporter le soutien du peuple souverain. Battu le 27 avril 1969 lors du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, il a mis immédiatement un terme à son mandat. Une leçon de démocratie que nos élites politiques actuelles devraient méditer ! Nicolas Sarkozy peut affirmer sans cesse, et comme une excuse à sa trahison, que nul ne peut prétendre savoir ce que le Général dirait aujourd'hui de la situation de la France, mais il ne saurait ignorer ce que le fondateur de la Vème république a toujours refusé : mettre en œuvre une politique sans l'adhésion des Françaises et des Français. J'ai souvent eu l'occasion d'émettre ici des réserves, bien plus, des critiques sur les initiatives et actions du Président Chirac : cohabitation, quinquennat, construction européenne, pour ne citer que les plus criantes. En revanche, j'ai pu apprécier à sa juste valeur la position qu'il a défendue dans l'affaire irakienne malheureusement toujours d'actualité. De même, s'il n'a pas tiré toutes les conséquences de son échec référendaire le 29 mai 2005 sur le traité établissant une constitution européenne, laisser le peuple se déterminer souverainement après un large débat contradictoire peut être mis à son actif. Aussi :- la politique "show-biz" du locataire actuel de l'Elysée et ses égarements verbaux de plus en plus nombreux dénaturent la fonction présidentielle ;- la ratification du protocole européen de Lisbonne par les seuls parlementaires, véritable coup de force contre les Français, entame gravement sa légitimité ;- l'alignement inconditionnel de sa politique étrangère sur celle des Etats-Unis met, en conséquence, un terme à la politique d'indépendance initiée par le général de Gaulle et poursuivie jusqu'aujourd'hui par ses successeurs ;- sa volonté maintes fois affirmée d'intégrer les forces militaires françaises dans les structures de l'Otan contrairement à ce que le Général a décidé le 7 mars 1966 en sortant la France du commandement de l'Otan et en exigeant la fermeture immédiate des bases US sur le territoire national ;- la transformation de notre propre texte fondamental qu'il nous concocte à partir du rapport Balladur, rompant les équilibres de nos institutions qui font la force de la constitution gaullienne ; ... représentent tant de ruptures profondes avec le gaullisme authentique qu'il m'arrive, chaque jour un peu plus, à regretter néanmoinsla présidence de Jacques Chirac.  Alain KERHERVEwww.gaullisme.fr 

zentzu 29/02/2008 14:54

Nous avons ici une fois de plus la démonstration de la politique sarkozyste. De la politique qui brille qui esty belle à écouter mais une politique qui n'agit pas ou alors mal. En effet depuis le début de son mandat super président est partout il parle de tout et n'importe quoi.Mais cela se fait toujours à chaud. On parle d'Ingrid Bétancoourt alors il parle d'Ingrid Bétancourt et il promet qu'on va la libérer. Mais nous pouvons prendre aussi l'exemple des chiens dangereux. Quelqu'un se fait moredre par un chien et hop super président bricole une loi qui n'est ni réfléchi ni efficace mais au moins de cette manière il séduit la mase. Les gens ont l'impression d'être entendu et compris d'autant plus que la presse lui donne un écho formidable. C'est la triste réalité des choses. Nous avons un prsident qui agit avant de réfléchir incapable de contrôler ses sentiments et incapable de faire son travail correctement.

Alex Broca 29/02/2008 12:36

Nous assistons à une belle démonstration de manque de sang froid d'un président de la république qui est censé être le président de tous les français, pas que de communautés, qui est censé être le garant de la constitution et là, il est capable de bafouer le principe de séparation des pouvoirs, d'indépendance de la justice et de suprématie de la loi en voulant passer outre la décision du conseil constitutionnel en demandant à la cours de cassation de « casser » la décision des sages de la cours suprême?...http://democrateaugrandcoeur.blog.20minutes.fr/

Didier B 29/02/2008 13:54

Pour le sang froid, j'abonde... mais pour la constitution, vous vous êtes un peu trompé de billet :-)

Rébus 28/02/2008 21:53

Tu es optimiste. Sarkozy, comme le Professeur Rollin, a toujours quelque chose à dire. Mais lui, quand il nous fait rie, c'est totalement involontaire