Les limites de la transparence et de la modernité.

Publié le par Didier B

affiche-sarkozy.jpgNicolas Sarkozy nous a offert une présidence moderne et transparente. 
Selon lui, pour retrouver la place qu’elle méritait, la France devait oublier ses vieilles traditions empesées. Il fallait agir, agir vite et non plus attendre, quitte à bousculer au passage les institutions. Le Président lui-même devait vivre avec son temps, et montrer ce qu’il faisait aux français.

Dès après l’élection, modernité et transparence ont envahis notre espace sonore et visuel. Pas un seul jour ne se passait sans que nous apprenions ou était Nicolas Sarkozy, ce qu’il avait fait ou ce qu’il avait dit. Bousculant les traditions, le Président avait enfilé le costume de premier ministre et celui de ministre, reléguant au second plan les 33 membres du gouvernement et les 577 députés.

Il n’existait plus aucun tabou, tout était assumé. Augmentation de salaire pharaonique, vacances, divorce, liaison et remariage, tout se savait au nom de la transparence.
Mais trop de transparence a fini par lasser les français qui, même s’ils sont friands de ragots et potins, n’imaginaient pas que les ors de la République seraient remplacés par les paillettes de chez Régine. Et la cote de popularité de Nicolas Sarkozy a plongé, les français ne se reconnaissant plus dans ce jet-setteur.

Tentant sûrement de reprendre la main, et au nom de la modernité, le président est sorti de son rôle d’arbitre et de garant de la Constitution. Faisant passer ses convictions personnelles au premier plan et dans un registre purement émotionnel, Nicolas Sarkozy a déclenché de nombreuses polémiques sur la laïcité, la shoah ou la loi sur la rétention de sûreté.

Ce faisant, il a provoqué des réactions politiques et populaires, de droite comme de gauche, notamment l’appel pour la vigilance républicaine publié par Marianne et relayé par une pétition disponible sur Internet. Semblant loin du climat empoisonné, les proches conseillers du président multiplient les déclarations hasardeuses, notamment Emmanuelle Mignon et son envolée sur les sectes.
François Fillon, qui retrouve la parole qu’il n’avait plus depuis 9 mois, certains ministres et les porte-parole de l’UMP rajoutent a la confusion en évoquant « un lynchage médiatique », une « chasse au président de la république » du « fascisme » ou des « procédés staliniens ».
La majorité de Nicolas Sarkozy se lézarde, certains de ces partisans, comme Edouard Balladur ou Jean-Pierre Raffarin, n’hésitant pas à lui demander de « s’assagir ».

L’incident du Salon de l’Agriculture et les réactions qu’il déclenche sont symptomatiques d’une présidence qui a atteint les limites de la transparence et de la modernité, même si c’est encore à la modernité que Michel Barnier en appelle pour justifier l’insulte de Nicolas Sarkozy envers un badaud. (Sic)

C’est pourtant bien cette modernité et cette transparence que la droite et l’UMP ne veulent plus assumer, critiquant les nouveaux moyens de communication, Internet et les webcams au nom d’un président qui, s’il est moderne et transparent, est aussi de plus en plus impopulaire.

A lire : L'Express - Le Monde

Publié dans Politique

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Clovis Simard 31/07/2012 19:48


Blog(fermaton.over-blog.com),No-19. - THÉORÈME ECKHART. -Les limites de la Modernité.

Clovis Simard 31/07/2012 19:47


Blog(fermaton.over-blog.com),No-19. - THÉORÈME ECKHART. -Les limites de la Modernité.

popaul 27/02/2008 22:59

Toutes les vérités sont bonnes à écrire, tout le monde n'est pas capable de les lire ! http://watchingsarko.canalblog.com/archives/2007/11/11/6844672.html

Rébus 25/02/2008 19:32

tu sais, à lister les incohérences chez eux, on s'épuiserait je crois