Les cons et les assassins.

Publié le par Didier B

sarkozyvache.jpg« Casses toi, pauv’con », c’est ce qu’a dit Nicolas Sarkozy à un homme qui refusait de lui serrer la main. (Visionnez la vidéo ICI)

Ce que Nicolas Sarkozy a dit à cet homme, je le prends pour moi. Cet homme était tranquillement en train de visiter le salon de l’agriculture, un français parmi d’autres, comme moi. Le Président de la République se prend-t-il pour une star de cinéma ? Tout le monde n’est pas obligé de l’apprécier, mais il ne semble pas le comprendre.

Non, je ne me casserais pas ! Je suis peut être un « pauv’con », mais je ne me casserais pas. N’en déplaise à Nicolas Sarkozy, je ne souhaiterais pas non plus qu’il me serre la main sans que je l’ai sollicité. Et je suis autant chez moi que lui l'est !
Le badaud qui l’a repoussé en lui disant : « Touches moi pas, tu me salis » a peut être été un peu dur, mais l’insulter vulgairement est une limite que Nicolas Sarkozy n’aurait pas du franchir.

Est-ce un crime de lèse-majesté que de ne pas exprimer bruyamment son amour pour notre bon roi à son passage ? Devrions-nous nous prosterner ?
C’est une honte, pour toute la France, que de voir son président se comporter de cette manière ! J’imagine ce que vont encore dire les journaux étrangers à propos de notre « grand malade », comme El Pais le faisait récemment.

Quand on a pour idole un homme au langage aussi grossier, il n’est pas étonnant d'entendre ses groupies, Nadine Morano et Yves Jégo, les porte-parole de l’UMP, se comporter de la même manière.

La tentative de Nicolas Sarkozy de passer outre la décision du Conseil Constitutionnel à propos de la loi sur la rétention de sûreté a été accueillie par un tollé politique et judiciaire et les ténors et barytons du PS sont montés aux créneaux. Pour Yves Jégo « Les socialistes sont du côté des coupables plutôt que des victimes », tandis que pour Nadine Morano, le PS est « clairement du côté des assassins ». N’est-ce pas vulgaire et grossier que de parler de cette manière ?

J’assume totalement mes propos : instrumentaliser la douleur des victimes et de leurs familles est, selon moi, vulgaire et grossier. Un débat judiciaire ne doit évidemment pas se situer au niveau émotionnel, il doit être traité par des gens qui gardent leur sang-froid et qui n’ont pas de liens personnels avec les affaires. D’autant qu’il s’agit là de victimes qui n’existent pas, puisque la rétention de sûreté c’est interner une personne qui pourrait être dangereuse pour un crime qui pourrait être commis. C’est Minority Report…

Alors pourquoi parler d’assassins ou de coupables si les crimes n’ont pas encore eu lieu ? Ce que disent Yves Jégo et Nadine Morano est donc non seulement vulgaire et grossier, mais c’est aussi une contre-vérité.

Au fait, dans Minority Report, la vedette, c’était bien le scientologue nain Tom Cruise? Bizarre !

Sources : AFP - Le Parisien

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Publié dans Humeur

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Yann ROBICHON 26/02/2008 06:32

On doit écrire "Casse-toi" sans "s" à la fin de "casse" et avec un trait d'union... Exemple: "Casse-toi, Nicolas!... Tu es la honte de la République!..."

Didier B 26/02/2008 08:21

Euh... Je me contente de citer le Président. C'est pas moi qui ais commis cette erreur grossière et honteuse, c'est lui :-)

Rébus 24/02/2008 11:45

Là, c'est vraiment la casserole qu'il va traîner. oh, ok, c'est quasi anecdotique par rapport à toutes les conneries gouvernementales (qui en plus sont dangereuses) mais c'est révélateur d'un état d'esprit.Dans le même genre, et c'était prévisible, pour l'adoption avec rétroactivité (une première) de la rétention de sûreté, la distinguée Morano appelle la gauche qui s'y oppose des "assassins"