Nicolas Sarkozy consulte : Avis de tempête sur la Sécu !

Publié le par Didier B

Vitale.jpgAttention, Nicolas Sarkozy consulte en vue d’une réforme de la santé!
A cet effet, le président de la République a reçu hier, Lundi 18 février, les dirigeants de la Fédération nationale de la Mutualité française et de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). 

Et ce qui ce prépare ne sent pas très bon. Des déclarations des uns et des autres à la fin de l’entretien, j’en retiendrais deux :

"[Nicolas Sarkozy] nous a confirmé que les caisses de l'assurance-maladie sont vides et que, donc, une réforme de l'organisation du système de soins (...) était indispensable, de même qu'une réforme du financement de l'assurance maladie"


Les caisses de l’assurance-maladie sont vides, la bonne affaire… Et la faute à qui ? Depuis des années, on diminue les charges sociales des entreprises sans leur demander de contreparties en matière d’emploi.

Comme si cela ne suffisait pas, les plus riches ont eu droit à leur petit cadeau dans la loi TEPA ; Saviez vous que CSG et CRDS sont inclus dans le « bouclier fiscal » et qu’ils comptent dans le calcul du remboursement de « trop perçu » ?
D’après la Commission des Finances, inclure CSG et CRDS dans le calcul du bouclier fiscal revenait à le faire passer à 39% (et non à 50% théoriques)… Et ce sont des cotisations sociales qui s’envolent dans les poches des riches amis du président. Une honte quand on sait que les salariés sont deux fois imposés sur ces cotisations.

Ce n’est pas la détaxation des heures supplémentaires qui arrangera les choses, puisque cela diminue les cotisations versées à l'assurance maladie et que cela empêche de véritables embauches, lorsqu'elles sont nécessaires.

"La discussion s'est notamment engagée sur la place respective de la solidarité, de l'assurance et de la responsabilité individuelle dans le financement de la santé, sur le rôle des complémentaires santé dans notre système et le renforcement de leur implication dans sa gestion"

Et revoilà le serpent de mer de l’assurance privée. J’imagine que les milliards d’euro du système de santé intéressent beaucoup les amis assureurs et banquiers de Nicolas Sarkozy. Parmi eux on trouve Claude Bébéar (Axa), Antoine Bernheim (Generali) ou Michel Pébereau (BNP Paribas).

Ce n’est pas tant la possibilité d’assurances privées qui me gène mais plutôt l’arrivée d’un système de santé à deux vitesses (comme au Royaume-Uni) ou si on souhaite être soigné vite et bien, il faut être riche. Oui, Nicolas Sarkozy est bien « américain » car, avec un système privé, il faudra être riche pour être malade.

En étouffant l’assurance maladie en la privant de rentrées d’argent, on « justifie » le recours à des assurances privées pour ceux qui le souhaitent (sous entendu, ceux qui le peuvent). Bien entendu, on pourra dans ce cas justifier que ces personnes ne cotisent plus au régime général de l’assurance maladie… Et, dans un bel effet domino, on entraînera notre système de solidarité vers une mort certaine.

Catastrophisme ? Peut être…

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Publié dans Politique

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Malcom 26/03/2008 00:32

Et il faut aussi dire que Malakoff et Médéric fusionnent pour donner naissance au premier groupe de protection sociale (privé) avec à sa tête un certain Guillaume Sarkozy...

Rébus 19/02/2008 12:24

Préludes à une privatisation ou en tout cas la création de nouvelles franchises et complémentaireS.