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Mercredi 9 juillet 2008
Thierry Saussez, le Monsieur Loyal de la communication du gouvernement, voudrait voir son budget augmenter de 292% en 2009, le faisant ainsi passer de 5,7 millions à 22,4 millions d'euros.
L'ancien publiciste semble avoir été convaincu par sa propre campagne sur l'impatience des français et réclame lui aussi une augmentation de pouvoir d'achat (de temps d'antenne...).

Mais pour en faire quoi
? On site parmi d'autres choses la réalisation de 3 campagnes publicitaires chaque année, un portail Internet (France.fr) et une télévision gouvernementale disponible du Internet. Pourquoi pas...

Mais de la publicité ? La publicité, si je ne m'abuse, est un moyen pour une entreprise ou une marque  :
1) d'accroître sa notoriété
2) de présenter des produits pour que les consommateurs les achètent en priorité.
3) d'étouffer la concurrence en la rendant "invisible".
La publicité n'explique rien, n'argumente rien ; elle présente en 30 secondes, par des codes visuels ou sonores, les meilleures raisons du monde pour préférer un produit ou une marque de produits. Elle n'argumente pas, ne compare pas, elle se contente de se donner l'apparence de l'argument et de la comparaison.

Par exemple, une publicité pour un dentifrice insistera sur la quantité de fluor qu'il contient ou une publicité pour un yaourt sur les 30% de calcium en plus, oubliant de préciser que tous les dentifrices contiennent autant de fluor et que les 30% de calcium en plus ne se calculent pas sur les yaourts de la concurrence mais sur l'ancien yaourt de la marque. L'idée n'est pas de mettre en valeur toutes les marques ou produits mais seulement celui qui est présenté. On ne ment pas (parce que c'est interdit) mais on ne donne pas tous les éléments qui permettraient de juger de la qualité effective du produit.

C'est exactement de cette manière que la campagne publicitaire du gouvernement sur "l'impatience" des français sur le pouvoir d'achat fonctionne. Elle dit "Regardez, on a fait des trucs" mais sans en préciser le coût, les résultats et en omettant de parler des autres solutions possibles (a titre de comparaison). Elle n'explique rien, ne compare rien, elle vante simplement les bienfaits d'un produit, "les réformes du gouvernement" sur le pouvoir d'achat.
Bien sur, vous allez me rétorquer que c'est de la politique et que la politique, ce n'est pas mettre en balance l'idée du pouvoir contre celle de l'opposition. C'est dire que les solutions trouvées sont les meilleures possibles pour que les électeurs ne punissent pas votre parti aux élections suivantes. (euh, là, je simplifie...)

Et c'est là que le bât blesse : si cette campagne de publicité est politique, comment ce fait-il qu'on ait pu autoriser sa diffusion ?
"Les émissions publicitaires à caractère politique sont interdites" dit la loi sur la liberté de communication depuis sa modification (article 22) en 1990. Mieux encore, nous avons même un décret de 1992 qui dit "La publicité ne doit contenir aucun élément de nature à choquer les convictions religieuses, philosophiques ou politiques des téléspectateurs." et, sans vouloir me montrer désagréable, je suis sur qu'au moins 50% des gens qui voient cette publicité gouvernementale sont choqués.

J'imagine que dans le cas où ceci se retrouverait devant un tribunal, nous aurions droit à de beaux débats. Mais, sachant cela, comment et pourquoi Thierry Saussez veut-il multiplier son budget de communication par 4 alors que le travail qu'il a produit jusqu'à maintenant est au mieux inutile et au pire hors la loi ?
Le pouvoir executif, qui est en charge de la mise en oeuvre des lois, se croit-il au dessus de la législation ? Il ne faudrait surement pas s'en étonner quand on se souvient que le président de la République lui-même s'est cru, un jour, au dessus de la Constitution...


par Didier B publié dans : Polémiquons à droite communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 8 juillet 2008
Après le tollé provoqué par les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'invisibilité des grèves en France, le ban et l'arrière-ban de l'UMP vient à sa défense. Patrick Devedjian, Bernard Accoyer et les portes parole de l'UMP affirment à qui veut bien l'entendre que notre pays, avant Nicolas Sarkozy, était constamment paralysé par les grèves, mais que l'arrivée du chef et des lois sur le service minimum ont tout changé.

Je ne reviendrais pas dans le détail des dites lois qui n'imposent absolument pas de service minimum. Un service minimum, ça fonctionne comme dans la médecine hospitalière : si il y a grève, on réquisitionne du personnel par arrêté préfectoral. Les lois en questions n'imposent que de se déclarer gréviste (ou non) 48H00 à l'avance. Attendez le jour ou il y aura une vraie grève générale, et vous verez que le service minimum est juste un fantasme de l'actuelle majorité parlementaire.

Mais ce n'est pas ça le plus interessant ! Frédéric Lefebvre, un des portes parole de l'UMP, a fait une déclaration assez surprenante pour défendre son chef (je parle de Nicolas Sarkozy, pas de Patrick Devedjian qui n'est qu'un homme de paille)

 "Depuis des dizaines d'années, nous étions la risée de tous les pays européens, et beaucoup d'investisseurs du monde entier hésitaient à investir, à cause de cette capacité des syndicats à prendre en otage l'économie française", affirme donc Frédéric Lefebvre. Selon lui, il était important que le président de la République "se félicite de l'évolution du dialogue social" devant Mrs Barroso et Poettering (respectivement Président de la Commission européenne et Président du Parlement européen).

Ah oui, la France est un pays tellement nul que les investisseurs étrangers ne veulent plus y investir. Enfin, ne voulaient plus y investir car, depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy, tout s'est arrangé. En revanche, avant N.S., la France était un véritable repoussoir à investissements.
Sauf que ce n'est pas vrai... Le gouvernement lui-même dit le contraire sur le site du Ministère des Affaires Etrangères
. Depuis 2002, la France est la 3e destination de capitaux étrangers dans le monde, derrière la Chine et les États-Unis. Pour 2005, le site titre même : "La France confirme son attractivité auprès des investisseurs étrangers". Bien sur, le dire reviendrait à féliciter le gouvernement de Villepin (Ouch!) et à reconnaître que, finalement, la France n'est pas un repère de gauchistes en grève perpétuelle qui gênent les entreprises (Re-ouch!).

Tout aussi drôle sont les pays qui investissent le plus en France : Les États-Unis, l'Allemagne, Le Royaume-Uni et la Suède. Et parmi ces quatre s'en trouvent trois qui sont... européens, ces fameux pays dont nous étions la risée, selon Frédéric Lefebvre. Ces pays sont bien mal dirigés, ils devraient élire Nicolas Sarkozy pour remettre un peu d'ordre.

Donc, Monsieur Lefebvre aurait mieux fait de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de l'ouvrir pour dire une imbécillité supplémentaire. En fait, l'idéal serait qu'il tourne sa langue et qu'il se taise.
Nous avons bien assez des contre vérités énoncées par Nicolas Sarkozy sans qu'un sous-fifre ne viennent polluer le débat.

par Didier B publié dans : Polémiquons à droite communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 7 juillet 2008
Nicolas Sarkozy est venu causer Samedi 5 devant les cadres de son parti, à l'occasion du conseil national de l'UMP. C'est en "manager", en chef de parti qu'il est venu causer, histoire de rappeler à certains qui était le chef et pourquoi ils étaient là : pour obéir au chef.

Il faut dire que la majorité parlementaire est plutôt agitée, incertaine de l'utilité des lois qu'on lui fait voter, notamment la LME ou la réforme constitutionnelle. Rien n'étant joué, le chef est venu prononcer un discours uniquement destiné à ses troupes et à la bonne tenue de celles-ci au feu.
Si elles sont révélatrices d'un état d'esprit du chef de l'état, ces petites phrases doivent être replacées dans le contexte de la reprise en main du parti.

Décryptage :

«Désormais, on peut dire que le problème de la France, c'était qu'on ne travaillait pas assez, alors que le monde ne nous attend pas. On peut réformer profondément les 35 heures, désormais on peut faire la politique pour laquelle on a été élu»

Le message est clair : Amis cadres et députés, n'ayez pas peur. Les réformes que nous faisons vont dans le bon sens, il faut continuer à les voter. (Sous entendu, vous n'avez pas le choix).
Le choix des "35 heures" pour soutenir cette affirmation est assez facile à expliquer : Nicolas Sarkozy ne pouvait pas s'appuyer sur les grandes réformes passées (Carte judiciaire, loi TEPA, réforme des régimes spéciaux) qui sont des échecs notoires ou dont les effets positifs (s'il y en a un jour) ne se feront sentir que d'ici à 5 ans... Les 35 heures ne sont un symbole de gauche et elles peuvent revitaliser la majorité. Accessoirement, il met la pression aux députés, leur faisant comprendre que, si ça ne marche pas, ça sera de leur faute.

"La Pologne doit honorer sa signature." "Il a signé à Bruxelles, il doit ratifier à Varsovie, c'est une question de morale."

Encore une fois, le message s'adresse à l'UMP. Ce n'est pas de ma faute, dit le président, si cet idiot de Kaczynski se pique de respecter le vote populaire irlandais alors que moi, je n'ai pas respecté le vote populaire français (et que je vous ai forcés à voter la ratification). C'est d'ailleurs pour cela qu'il dit de son homologue  polonais :
"Le président Kaczynski est un homme honnête et c'est un homme d'Etat", c'est à dire qu'il est tout à fait apte à se moquer du peuple, tout comme lui.

"Je suis quand même légitime en tant que président de la République française de me demander s'il est raisonnable de porter les taux d'intérêt à 4,25%"

Message à l'UMP, a nouveau. Sarkozy dit "En France, le patron, c'est moi" et "si mes réformes ratent, ce sera la faute des autres". En effet, il n'est pas sans ignorer qu'il n'a aucun contrôle sur la BCE, alors il se couvre à l'avance.
Il est tout de même curieux qu'il se croit obligé de rappeler sa "légitimité" devant les cadres du parti... Certains d'entre eux la remettrait-elle en cause ?

"Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit"


Outre le fait que cette déclaration va faire plaisir à toutes les personnes et entreprises qui ont été gênées par les grèves de la SNCF, des ports, des pécheurs, des routiers et autres corporations, ce message est uniquement destiné à l'UMP. Regardez, dit-il à ses ouailles, nous ne craignons rien, les français sont des veaux. Je suis le meilleur et vous devez me suivre.

Certains blogueurs de droite vont peut être s'étonner ou s'enerver qu'on s'en prenne encore une fois à ce pauvre homme mais tant qu'il se comportera en chef de clan autiste, il ne pourra pas en être autrement.
Il a clamé longtemps qu'il était ouvert aux idées, qu'il le prouve en abandonnant celles qui mettent la France en danger de se retrouver dans le tiers monde dans 5 ans. Qu'il rassemble plutôt que de diviser. Qu'il soit enfin le président de la République Française plutôt que de rester le président de l'UMP en campagne. Qu'il arrête de s'accrocher à sa légitimité quand ce sont ces idées de reformes qui sont attaquées. Enfin, qu'il assume ses erreurs comme il assume (trop bien) ses réussites ; qu'il cesse de rejeter la faute sur d'autres.
En bref, qu'il soit un homme d'état... mais c'est peut être encore trop demander, n'est ce pas ?


Merci à Juan pour les petites phrases

par Didier B publié dans : Polémiquons à droite communauté : Les Blogs Sarkostique
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Dimanche 6 juillet 2008
Notre bon premier ministre, François Fillon, en visite au Québec pour les célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec, fait la une de la presse canadienne. A deux reprises, il a froissé les canadiens à propos de la souveraineté de la province du Québec, ce qui n'est pas si mal pour un homme qui a fait de la politique son métier.

Je vais maintenant vous conter une anecdote. Il y a une quinzaine d'années, lors que mon premier voyage au Québec pour visiter un de mes cousins, j'ai eu l'occasion d'être invité par une famille de québécois pure laine. Bien entendu, au cours du repas (barbecue dans le jardin), la question de ce que je pensais du Québec est venue naturellement. Et moi, tout fier de narrer mes pérégrinations à Chicoutimi ou dans les Laurentides, j'ai conclu en disant : "En bref, j'adore le Québec, c'est un très beau pays !". Mes hôtes ont souri, approuvant de la tête et le repas à continué.
Après le repas, mon cousin m'expliqua que lorsqu'on est invité chez des québécois, il y a une chose qu'on devait à tout pris éviter d'amener sur le tapis et c'était la question de la souveraineté. Parler du Québec comme d'un pays pouvait plaire (si les hôtes étaient souverainistes, comme ce soir là), mais aussi grandement déplaire (si par hasard les hôtes étaient fédéralistes). Et de me citer en exemple les bagarres récurrentes à la Saint Jean-Baptiste (la fête du Québec) entre les deux "factions".

François Fillon n'ayant pas de cousin vivant au Québec, il a commis la même erreur que moi il y a 15 ans alors qu'il était invité chez les québécois. Comment pouvait-il savoir ? Comment un homme qui ne pratique la politique que depuis 27 ans pouvait-il connaître ce "détail" historique ? On peut difficilement en vouloir à un homme qui n'a jamais été Ministre des Affaires Étrangères, n'est ce pas ?
Quant aux explications alambiquées qui lui servent d'excuses, "Chez moi, un pays, c'est un endroit où il y a des paysans", on peut y reconnaître le bon sens de l'agriculteur sarthois. En revanche, je ne sais pas si cette excuse plaira aux millions d'habitants des zones urbaines du Québec, qui n'ont pas du voir de tracteurs et de charrues depuis très longtemps (a part peut être les cultivateurs de fraises de l'Ile d'Orléans, mais ce n'est pas urbain...).

J'espère que Jean-Pierre Raffarin ne va pas trop gronder son successeur à Matignon, lui qui faisait la leçon à Ségolène Royal sur ce qu'elle
pouvait ou ne pouvait pas dire sur le territoire d'une nation étrangère.
D'autant que notre François à trouvé le moyen de rajouter une seconde couche en faisant référence au célèbre "Vive le Québec libre" du général de Gaulle. Là, la justification est tout aussi plausible : "Il n'est pas anormal, lorsque l'on vient évoquer le 400e anniversaire de la fondation de Québec, que l'on évoque aussi un événement historique qui a eu comme effet en France de braquer les projecteurs sur la relation franco-québécoise."

François Fillon a raison ; il n'est pas anormal d'évoquer un discours prononcé à Montréal à propos de la province du Québec lorsque l'on vient célébrer l'anniversaire de la ville de Québec. Pas anormal, non, mais totalement hors de propos !  Que devrions nous craindre si jamais la ville d'Oran décidait d'inviter François Fillon à une cérémonie quelconque ? Une référence au "Je vous ai compris" d'Alger ?

C'est aussi cela la rupture, en matière de relations internationales. D'un autre coté, ce n'est pas si grave ; Le Canada n'est pas un pays important : la preuve, c'est qu'il n'est pas inclus dans les plans d'Union pour la Méditerranée de Nicolas Sarkozy et que le premier ministre Stephen Harper n'est pas invité pour les cérémonies du 14 Juillet. Remarquez, il vaut peut être mieux : pour se venger, ce dernier trouverait bien le moyen de faire référence à l'indépendance de la Bretagne.

(A lire)


par Didier B publié dans : Etranger communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 5 juillet 2008
Parcourant la blogosphère, je me suis souvent posé la question de savoir pourquoi les gens bloguaient ? Pas vous ? Et, à force de regarder et de lire des blogs, je me suis amusé à dresser quelques portraits types de blogueurs et de leurs motivations ; en voici quelques uns.

Le blogueur
"pour la gloire".

Il adore le fait d'être dans le haut des classements, qu'ils soient Wikio ou Technorati, où, si il n'est pas en tête, il aime assister à son ascension inexorable.
Tous les jours, il guette Technorati pour savoir si quelqu'un l'a lié dans un article ou une blog-roll, histoire de grappiller quelques points. Chaque 1er du mois, il trépigne en attendant le nouveau classement Wikio, pour voir si il a gagné des places et si oui, combien.
Si il a gagné des places, il en parle et si il en a perdu, il a tendance à le minimiser. Si la chute est impressionnante, il met en cause la validité du classement mais il s'empresse de revenir sur ce qu'il a dit si jamais il regagne des places le mois suivant.

Les classements ou il n'apparait pas sont par définition inutiles ou nuls. Par exemple, Criteo, c'est nul. Quant à Alianzo, c'est inutile, tellement dominé par les espagnols et peu fréquenté par les français. Ceux là, c'est simple, il n'en parle pas. Il n'est ami avec personne, sauf si ça peut lui permettre de gagner des liens et quelques places. Les réunions de blogueurs ne l'intéressent pas, sauf si il est bien placé dans les classements, ça lui permet d'aller se pavaner. il n'a pas de sujet de prédilection mais il préfére des sujets ou la concurence n'est pas trop rude.


Le blogueur "c'est la mode".


Il ne le fait pas par intérêt mais parce que c'est ce qu'il faut faire pour être dans le coup. Tout ses copains et copines en on un alors... En fait, il a un blog mais aussi un compte Facebook, un Myspace, un Twitter et tout ce que la technologie 2.0 peut inventer. Mais en fait, il se fout totalement de tout ça. Si sa vie sociale ne passait pas en partie par Internet, il n'aurait pas de blog ni tout le reste.
Sur son blog, il ne parlera que de choses qui intéressent les gens qui visitent son blog, c'est à dire ses amis et connaissances. Il ne se fait pas de nouveaux amis grâce à son blog, il ne lui sert que de vitrine pour les amis qu'il a IRL (In Real Life - Dans la Vraie Vie).
Principalement, il bloguera sur des sujets comme la musique, sa famille, ses amis ou ses nouvelles Converse et il y aura beaucoup de photos, notamment des dernières soirées auxquelles il a assisté.

Le blogueur "passionné".

Il n'est pas forcement un spécialiste, mais il a toujours l'impression de l'être. On lui a souvent dit qu'il était intelligent et instruit, qu'il devrait participer à "Question pour un Champion" ou à "Qui veut gagner des millions?", et il est persuadé de maîtriser le sujet dont il parle.
En fait, il est incollable, même si on peut facilement le prendre en défaut ; si un commentaire lui fait remarquer ses lacunes, il crie à l'agression ou il supprime le commentaire en question. Il ne supporte pas la contradiction. Finalement, il est l'exemple type du dicton qui dit que "la culture, c'est comme la confiture, moins tu en as plus tu l'étales".
C'est sur les sujets non scientifiques, liés aux opinions, qu'on le retrouvera le plus souvent parce que ce sont les opinions qui sont le plus difficiles à contredire.

Le blogueur "par habitude".

Il est un vieux routier d'Internet. Il avait une page web sur Geocities bien avant que la plupart d'entre vous soyez nés. Il a connu les connections en RTC et les premiers abonnements illimités. Avec un blog, il a juste suivi le mouvement, mais il n'en voit pas du tout l'interet.
Pour lui, l'interaction avec ses visiteurs est inutile car si son sujet favori ne leur plait pas, ils ont juste à ne pas revenir ; il ne blogue pas pour eux mais parce qu'il a l'habitude de le faire. La plupart du temps, il ne repond qu'aux commentaires qui vont dans "son sens", c'est à dire qui montrent que leur auteur partage ses gouts ou ses idées. Ceux qui l'ennuient n'ont pas de réponse.
En règle générale, son blog ne ressemble à rien. Il y parle de tout sans vraiment s'y interesser, il faut juste qu'il parle de quelque chose ; si ce blog à eu un thème récurrent à l'origine, il n'en à plus aucun aujourd'hui.

Le blogueur "sans aucune vie sociale".

Dans la vie, il n'a que très peu d'amis ou connaissances et il les a tous connus au travail. Il les vois peu. Pour se persuader qu'il n'est pas seul, il tient un blog. Il blogue tous les jours, dimanche et fériés inclus, jusqu'à très tard le soir ou la nuit.
En général, son blog ne parle que de lui et cherche à le montrer plus beau, plus grand et plus fort qu'il ne l'est réellement. En général, la personne qu'il est réellement est nettement plus terne que son "moi" virtuel. Il a un tel besoin de reconnaissance qu'il va même jusqu'à "emprunter" l'identité de quelqu'un d'autre.
Evidement, sur un blog, c'est plus difficile que sur une messagerie instantanée, mais il est assez doué pour se faire passer pour qui il n'est pas.
Parfois, son blog passe en mode "la vie est trop moche" sans que l'on sache trop pourquoi pour revenir en mode "je suis beau" quelques jours plus tard. C'est dans les blogs personnels qu'on le recontre le plus souvent.

Voila quelques uns des portraits "types" que j'ai cru croiser sur la blogosphère. Cette liste n'est evidemment pas exhaustive. Et vous, pourquoi bloguez vous ?

Pour répondre à la question qui m'est posée "Et toi, pourquoi blogues tu?", rendez vous sur ce billet.

par Didier B publié dans : Finalement, on s'en fout... communauté : L'Avis des Eclectiques
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