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Lundi 16 juin 2008
Nicolas Sarkozy, tout comme il avait proposé de se rendre dans la jungle colombienne pour y sauver Ingrid Betancourt, vient de déclarer qu'il souhaitait se rendre en Irlande dès que possible pour y voir comment "surmonter cette difficulté".

Hier encore, il disait ou faisait dire que rien n'était fini, qu'il fallait poursuivre le processus de ratification partout. Le problème, c'est que le traité de Lisbonne ne peut pas s'appliquer si les 27 signataires ne le ratifient pas. C'est comme ça : il y a un con qui a oublié d'y faire figurer une clause d'application aux pays qui le signeraient. Mais bon...
Cette "difficulté" est donc ENORME. Il faut donc que les irlandais acceptent de revoter et surtout que ni les tchèques ni les britanniques, ni personne ne viennent à stopper la ratification dans son pays.

Mais le gouvernement irlandais a déjà fait savoir que revoter n'était pas une option. C'est pour cela que notre VRP national est allé discuter avec le président tchèque, un vilain libéral qui ne veut pas vraiment du traité de Lisbonne, pour le ramener à de justes sentiments et qu'il veut aussi aller en Irlande.
Connaissant les talents de diplomate de Sarkozy, nul doute que même Kouchner ferait un meilleur travail, mais bon...

Il serait peut être temps que Nicolas Sarkozy accepte le fait que le traité de Lisbonne n'est pas une bonne solution. Les libéraux n'en veulent pas car l'union économique leur suffit, comme dans le cas des tchèques et des britanniques. Les peuples n'en veulent pas parce qu'ils n'y sont pas invités et que l'Europe s'est construite et continue à se construire sans eux et à leurs dépends.
Il faut donc passer à autre chose et arrêter de gesticuler pour un projet qui n'en vaut pas la peine. Mais, bien sur, il ne faut pas négliger l'importance de l'échec du traité de Lisbonne sur Sarkozy, qui s'est affirmé comme son inspirateur. Mettre le traité au panier, c'est porter atteinte à son orgueil personnel et à son bilan politique...

Et ça, visiblement, il ne peut pas le tolérer, à 2 semaines du début de ce qu'il appelle SA présidence de l'Union, oubliant au passage que c'est la France qui assure la présidence et pas lui...
par Didier B publié dans : Polémiquons en Europe communauté : Communauté de l'opposition
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Dimanche 15 juin 2008
Compte tenu du récent vote négatif irlandais et de la peur qu'engendre l'idée de la perte de souveraineté et au moment ou l'Union Européenne entre dans une nouvelle période de turbulences, on doit se demander à quoi elle sert ou plutôt à quoi elle devrait servir.
Selon moi, la solution passe par l'arret de toute modification de l'Union Européenne tant que les structures politiques de cette union n'ont pas été créees, et cette structure ne peut être que fédérale.

Voici donc une série de billets sur ma vision de l'Europe et, une fois n'est pas coutume, c'est à Nicolas Sarkozy que je vais emprunter les mots pour le dire :

" [L'Europe] doit agir dans le monde pour que les valeurs de la civilisation ne cèdent pas sous la pression des seuls intérêts commerciaux et financiers. Elle doit défendre les droits de l’homme, la démocratie, la protection des plus faibles, la solidarité, la protection de la nature."

"L’Europe ne doit pas se résigner aux délocalisations,mais au contraire tout faire pour que l’activité se localise en Europe."

"...l’Europe doit nous permettre de faire à plusieurs ce que seuls nous faisons moins bien: notamment la politique migratoire et le développement, la politique industrielle et la recherche, le développement durable."

Ces courtes phrases sont tirées du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy.
On peut résumer la pensée du candidat Sarkozy en disant que, selon lui, l'Europe devait s'occuper de droits fondamentaux, de protection sociale, d'environnement, d'affaires étrangères, de recherche et d'industrie et, bien entendu de défense et de fiscalité. Ces deux derniers points ne sont pas clairement cités, mais la défense des droits et acquis des européens ne peut se faire sans que l'Europe ne puisse se défendre militairement elle même et des politiques industrielles ou de recherche ou l'établissement d'une protection sociale unique ne peuvent s'envisager que si les fiscalités sont identiques.

Bien sur, ces domaines sont déjà traités par l'Union Européenne, à des degrés divers. Mais il s'agit de politiques communes quand on devrait plutôt avoir une politique unique. On essaye de faire coincider 27 visions différentes là ou une seule serait nécéssaire.
De plus, ces domaines sont du ressort des gouvernements nationaux et l'Union se contente, régulièrement, d'édicter des règles, que les états sont chargés de retranscrire dans leur droit national, parfois avec des années de décalage si cela ne leur convient pas totalement. Il conviendrait donc, pour arriver à l'objectif que Nicolas Sarkozy a fixé dans son programme que les états membres de l'Union Européenne transfèrent une partie de leurs compétences nationales à l'Union.

L'Union est actuellement dirigée conjointement par les 27 états membres et par la Commission Européenne, simple émanation administrative des 27. Celle-ci ne dispose donc pas de la légitimité populaire qu'ont les différents gouvernements des états membres sur leurs territoires respectifs. Le transfert de compétences ne pourrait donc pas s'accomplir sans changer le système de gouvernement de l'Union, au moins dans son mode d'élection.
Le pouvoir exécutif, tout comme le législatif, doit être issu de la volonté du peuple, et doit donc être élu au suffrage universel dans toute l'Union Européenne considérée comme un seul territoire.

Finalement, nous disposerions d'un gouvernement supranational élu pour l'Union Européenne et par les peuples de l'Union, qui exercerait ses pouvoirs dans les domaines de compétence pré-cités, et de gouvernements nationaux qui exerceraient leurs compétences sur le territoire de leur nation, dans les domaines de compétence ne relevant pas de l'Union.
Est ce que cela ne ressemble pas à une fédération ?

Dans le second billet, j'essayerais de rentrer dans le détail de cette Europe fédérale.
par Didier B publié dans : Polémiquons en Europe communauté : Les Blogs Sarkostique
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Samedi 14 juin 2008
Un petit mot pour rigoler, ça fait du bien... Il parait que Nicolas Sarkozy envisage d'interdire le MoDem et les Verts dès lundi en représailles de la débâcle française contre les Pays-Bas dans le cadre de l'Euro 2008 et de la honte qui va lui retomber dessus pendant SA présidence de l'Union Européenne à cause du vote négatif des irlandais sur la ratification du traité de Lisbonne.

Bien entendu François Bayron et Dominique Voynet ne sont pas enchantés, mais il feront avec. On ne plaisante pas avec une bête blessée.

Le plus drôle, dans l'histoire, c'est le concert de pleureuses qui s'est déclenché. Oh, que les Bleus étaient mauvais, mais pourquoi ? Ah, que les Verts sont traîtres à l'Europe alors qu'elle a tout fait pour eux. Bah, pour l'Europe, nos technocrates préférés vont sûrement nous inventer un truc pour que le traité de Lisbonne fonctionne à 26 (même si ce n'est légalement pas possible.), du moins si la République Tchèque et le Royaume-Uni n'envoient pas leurs ratifications à la poubelle, comme cela semble s'annoncer.
Pour l'Europe, Juan a une proposition  : rendre un peu de pouvoir de décision au "peuple" européen en lui laissant élire une assemblée constituante. Nicolas n'est pas d'accord, car selon lui, le résultat actuel serait le même.

Pour le foot, si la débâcle se confirme, on changera le sélectionneur. Et pourquoi on ne pourrait pas faire ça en politique?
par Didier B publié dans : Finalement, on s'en fout... communauté : L'Avis des Eclectiques
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Vendredi 13 juin 2008
Alors que le nouvel album de Carla Bruni s'apprete à sortir, Fernando Araujo, le ministre colombien des Affaires Étrangères, a tenu une conférence de presse à ce propos. Faisant référence aux paroles du titre "Tu es ma came" ("Tu es ma came/ Plus mortel que l'héroïne afghane/ Plus dangereux que la blanche colombienne"), il a déclaré : "De la bouche de l'épouse du président de la France, ce genre de déclaration est très douloureuse pour la Colombie".

Sachant que la Colombie produit près de 80% de la cocaïne en circulation dans le monde, se voir rappeler ce détail gênant par la femme d'un chef d'état ami est plutôt désagréable, on peut le concevoir.
Au delà de cette anecdote, on peut se demander pourquoi le président tient tant à aller lui-même se promener dans la jungle colombienne...

Et, plus important, nous savons maintenant de source sure que Nicolas Sarkozy est dangereux pour la santé.
A court terme, comme la cocaïne, il provoque une forte euphorie, un sentiment de puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur, la fatigue et la faim. (ça c'est bien pour les pauvres qui ne peuvent pas se nourrir convenablement après avoir travaillé 60H00 par semaine...)
A moyen et long terme, il peut provoquer de la tachycardie, de l'hyperthermie, des crampes et spasmes mais aussi des troubles paranoïaques, de l'irritabilité, de l'amnésie, des tics nerveux et, bien sur, une dépendance psychique forte.

Si on regarde l'actuel gouvernement et les français, on pourra observer certains des effets décrits ci-dessus. C'est dans l'électorat UMP qu'on observe les premiers symptômes d'un état de manque, mais les apparitions récentes du président ont réussi à soulager temporairement ces pauvres gens.

Pour l'instant, l'Afghanistan, producteur de 70% de l'opium mondial (base de l'héroïne), n'a pas réagit officiellement.

Source : La Presse Canadienne par Rue89

par Didier B publié dans : Finalement, on s'en fout... communauté : Les Blogs Sarkostique
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Jeudi 12 juin 2008
Luc Chatel, le porte parole du gouvernement, est un ministre qui a raté sa vocation. Avec son talent, il aurait pu écrire certains des sketch des Guignols. Pour justifier l'augmentation du budget de l'Elysée de 8.4% (pour un total de 35,11 millions d'euros), il n'hésite pas à dire que "l'activité présidentielle à augmenté de 300%".

Non, sans rire ? Et par rapport auquel des prédécesseurs de Nicolas Sarkozy ? Bon, admettons que ça soit Jacques Chirac et que celui-ci travaillait en moyenne 8 heures par jour (je ne connais pas le chiffre exact, je donne celui là pour les besoins de la démonstration).
Donc, si l'activité présidentielle a augmenté de 300%, Nicolas Sarkozy travaille... 32 heures par jour. Alors, n'hésitons pas à le dire, ce président est merveilleux, miraculeux même. Il est sûrement un surhomme, ou un extra terrestre. Il a la faculté de courber le temps pour augmenter la durée des journées de 8 heures.

Si c'était vrai, ça expliquerait pourquoi notre président trouve que les français sont des fainéants. En une journée, il en ferait presque autant qu'un français qui a un travail à temps complet en une semaine (sans les heures supplémentaires détaxées, bien sur !).

Bon trève de plaisanterie ; Il n'y a pas besoin d'avoir fait Polytechnique ou St Cyr pour se rendre compte que c'est impossible. En revanche, il est très courageux de la part de Luc Chatel de tenter de justifier des dépenses supplémentaires en disant une grosse connerie, cela va sûrement arranger les choses.

Dans cet article du site du NouvelObs, Luc Chatel nous explique ainsi que le président ne mange plus, ne boit plus et ne fait plus de cadeaux diplomatiques à ses homologues étrangers. Pas étonnant que notre président ait si peu d'amis. En revanche, il n'hésite pas à "emprunter" des stylos, ça fait des économies sur le budget des fournitures de bureau. Là, j'en connais un qui va dire que je ne suis pas objectif, et il aura raison, pour cette fois.

C'est vraiment nous prendre pour des imbéciles que de tenter de justifier l'injustifiable. Peu importe que le président travaille 3 heures par semaine ou 50 heures par jour, le budget de l'Elysée était largement suffisant pour le nouveau locataire. Et je ne parle evidemment pas des résultats obtenus grâce à ce budget, je serais encore taxé de parti pris.
Pourquoi est-ce injustifiable ? Parce que SuperRéductor, le roi de l'économie budgétaire, demande à tous les français de se serrer la ceinture, nous fait la leçon sur l'exemplarité de l'état et la fameuse RGPP... et dans le même temps, s'accorde une généreuse augmentation(+29%, juste avant les 140% de 2008), et veut même se faire offrir un nouvel avion qui convienne mieux à son statut. C'est plutôt gonflé d'expliquer aux pauvres de quelle manière ils peuvent se passer de l'argent qu'ils n'ont pas (faites du vélo...) quand on dépense 3 millions d'euros de plus que l'année précédente.

Puisqu'on parle du nouvel avion présidentiel, Luc Chatel a une explication pour ça aussi : les A319 sont obligés de faire des escales quand le président va en Amérique du Sud ou en Asie. Et il y va souvent ? Combien de fois par an ?
Sans déconner, un A319 a une autonomie de 7200 km, ce qui permet à Nicolas Sarkozy d'aller sans escale visiter Washington DC et, bien sur, Berlin, Londres, Rome, Moscou ou La Valette (pour ensuite rejoindre le yacht de son ami Vincent Bolloré). Evidemment, si le président veut aller à Bogota en visite officielle, il faut faire une escale... et alors ? Un président qui bosse 32H00 par jour, ça n'a pas peur d'une petite heure d'escale tout de même?

De toute façon, un A330-200 (comme celui qui est convoité par l'Elysée) n'a qu'une autonomie de 12500 kilomètres. Il faudra donc faire une escale pour aller en voyage officiel en Australie ou en Nouvelle Zélande. C'est bète, non ?

Au bout du compte, tout ça n'est pas très sérieux. Que les dépenses augmentent est une chose, mais qu'on tente de les justifier aussi maladroitement relève du foutage de gueule pur et simple. Bullshit, comme diraient nos alliés d'outre atlantique (sans escale).

Mise à jour du 12 Juin 14H30
: Il s'avère que les A319 dont le gouvernement dispose pour ces déplacements sont des A319CJ (le premier entré en service en 2002) dont le rayon d'action est de 12000 kilomètres à l'aide de réservoirs supplémentaires. Ils peuvent donc aller à Bogota sans escale... Par conséquent, il n'y a absolument aucune raison de les changer pour des A330, si ce n'est que les A330 sont plus chers et plus gros.

par Didier B publié dans : Politiquement Incorrect communauté : Les Blogs Sarkostique
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