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Mardi 24 juin 2008
Parce que j'adore les belles choses, je vous invite à aller découvrir un photoblog, Babylone Zoo. L'auteur, qui fait des photos que je trouve magnifiques, ne prétend pas être photographe.



J'aimerais pouvoir en dire autant et même mon chat m'a fait remarqué que mon propre talent était très limité. Je ne sais pas si je dois me sentir insulté... Après tout, ce n'est qu'une bête !

Photo : Didier B - Coucher de soleil à Mau'i - Licence Creative Commons CC BY-NC-ND
par Didier B publié dans : Le coin du Patron communauté : LE COIN DES CLIC-MANIAQUES
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Lundi 23 juin 2008
Selon une enquête TNS Sofres réalisée pour Les Echos, 58% des français déclarent avoir "tout à fait ou plutôt confiance" dans les syndicats, ce qui, suivant du coté duquel on se place, est une bonne ou une mauvaise nouvelle.

Prit individuellement, ce chiffre (en augmentation depuis la précédente enquête) est une bonne nouvelle. Les français sont donc de plus en plus satisfaits du travail des syndicats. A titre personnel, je me demande bien pourquoi. Mais c'est quand on examine un peu plus le détail des réponses à cette enquête qu'on a des surprises.

D'abord, sur l'échantillon de 1000 personnes, seules 480 étaient salariés actifs au moment de l'enquête. Les 58% de confiance sont calculés sur ces 480 personnes. Sur l'ensemble des sondés, on est à 50%, les inactifs ne faisant confiance qu'à 44%.
Bon, mais ce qui est gravement inquiétant pour les syndicats c'est que seuls 8% des sondés leur font "Tout à fait confiance". Pour moi, ceux qui leur font "Plutôt confiance" sont dans une réflexion négative, du type "Oui, mais...".

En fait, ce qui est un gros problème pour les syndicats, c'est que le monde du travail à changé. Aujourd'hui, même dans l'industrie, plus aucun salarié ne vit sont travail comme son voisin, même si ils occupent tous les deux le même poste. Dans une enseigne de la grande distribution, deux employés de libre-service l'un travaillant au rayon frais et l'autre au textile ont deux travails complètement différents.
Or, les syndicats ont conservé leurs vieilles habitudes des 30 glorieuses ou on travaillait encore à la chaîne et ou tout le monde se reconnaissait dans son collègue de travail. Les syndicats défendent les masses mais les masses se sont individualisées.

Individualisés, les salariés ne se reconnaissent plus dans les syndicats qui ne gèrent pas ou ne savent pas gérer une multitude de situations particulières. Du reste, les employeurs se sont attelés il y a une quinzaine d'années à transformer les salariés individualisés en salariés individualistes. Ceux ci sont plutôt satisfait du travail des syndicats mais ne veulent pas s'y impliquer (d'où l'échec de certaines manifestations et grèves), renforçant du même coup l'influence des hiérarchies.

D'ailleurs, l'enquête le confirme. Parmi ceux qui travaillent, seuls 23% pensent que s'adresser aux syndicats est le moyen le plus efficace pour défendre leurs intérêts et 50% préfèrent s'adresser à leur hiérarchie. Un salarié qui s'adresse à sa hiérarchie pour défendre ses intérêts, on croit rêver.

Curieusement, ce point n'est pas abordé dans l'analyse que font Les Echos de cette enquête. Ils citent abondamment les remarques des salariés sondés qui trouvent qu'il y a trop de syndicats, qu'ils se font trop de concurrence entre eux et qu'ils se ressemblent trop. Et, pour achever le tout, qu'il faudrait, comme dans le reste de l'Europe, un, deux ou trois syndicats.
Mais qu'importe le nombre de syndicats ; tant que ceux ci n'auront pas trouvé le moyen de s'adapter à la nouvelle donne, qui n'est plus de défendre les intérets de tous les salariés en un seul bloc mais bien de défendre les intérets de chacun des 23 millions de salariés, il y aura toujours un point d'achoppement entre syndicats et salariés, qui ne sera pas un problème de confiance, mais un problème d'engagement.

Mais assez parler de cuisine syndicale, parlons plutôt de Cuisine. Tagué par Rébus, j'ai donné suité sur mon annexe car la Cuisine et la Politique ne font pas forcement bon ménage.
par Didier B publié dans : Polémiquons en Economie communauté : Libre parole-Libre Information
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Dimanche 22 juin 2008
Aujourd'hui dimanche, je suis allé à la messe et j'ai respecté le repos dominical. Ça me change de toutes ces années passées dans une enseigne qui ouvrait dans la plus parfaite illégalité et qui m'avait donc permis d'arrondir mes fins de mois en travaillant un dimanche sur deux...

Et, en bon paysan que je suis, j'ai passé une partie de l'après midi et de la soirée au jardin, à faire des trucs qui détendent l'esprit et qui martyrisent le corps. J'ai bêché, biné, arraché les mauvaises herbes, arrosé.

Profitant de mon absence, mon chat à décidé de poster son premier billet sur son blog, Dans l'Oeil du Chat. Non, je ne plaisante pas... c'est un chat très intelligent. Bien sur, il ne fait pas de politique, c'est pour cela qu'il ne poste jamais rien ici. Mais il a d'autres centres d'intérêt, allez jeter un oeil de temps en temps.
par Didier B publié dans : Le coin du Patron
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Samedi 21 juin 2008
J'adore notre gouvernement actuel et en particulier notre premier ministre, François Fillon. Le méchu de la Sarthe (joli département) n'hésite plus à utiliser les méthodes de son patron, le petit Nicolas, et à accuser les autres de ses propres méfaits.

Ces imbéciles de statisticiens de l'INSEE viennent de mettre à jour leurs prévision de croissance et d'inflation pour l'année et cela à le malheur de ne pas plaire au pouvoir en place.
Forcement... l'INSEE dit que la croissance sera au maximum de 1,6% et l'inflation de 3,2%, avec en prime une baisse du pouvoir d'achat des ménages de 0;4%.

Le problème, c'est que le gouvernement à construit sa loi de finance sur une croissance comprise entre 1,6 et 2% (ce que, même à l'époque, tout le monde trouvait un peu gonflé...) Et des gens aussi imbus de leur petite personne ne peuvent pas se remettre en cause ,n'est ce pas ? Alors, François Fillon en tête, le gouvernement et l'UMP accusent l'INSEE d'incompétence. "Les prévisions de l'Insee sont comme d'habitude extrêmement pessimistes. On a vu ces derniers mois qu'elles ne se vérifiaient pas toujours" à dit le premier ministre.

"Ne se vérifiaient pas toujours..." Eh non, gros neuneu, pas toujours ! Mais c'est normal, ce sont des prévisions ! La droite n'hésite pas à dire que les statistiques de l'INSEE sont révisées trop souvent.
Mais c'est normal, puisque les précisions s'affinent au fur et à mesure que les informations arrivent et que le temps passe. Et puis, sincèrement, il vaut mieux mettre ses prévisions à jour régulièrement plutôt que de s'arcbouter sur des prévisions pendant un an et tenter de cacher qu'on s'est planté à la fin de l'année (rappelez vous des prévisions de croissance pour 2007 : 3% annonçait fièrement le gouvernement. 2,2% au final).

En fait, comme pour Internet, "zone de non-droit" ou circulent les plus folles rumeurs, le gouvernement ne supporte pas de ne pas contrôler les informations qui sortent de l'INSEE. Alors, il tente de les décrédibiliser, au risque de se rendre ridicule, mais le ridicule ne tuant pas, Fillon ne risque rien.
A moins bien sur que Fillon n'ait raison et que toutes les statistiques de l'INSEE soient fausses, comme celles sur le chômage, par exemple. Il y a des gens qui disent que le taux de chômage est plus près des 9% que des 7%...
Mais là non plus, Fillon ne serait pas d'accord.

En France, on s'en sort mieux qu'ailleurs. Le chômage baisse, la croissance est bonne et l'inflation réduite. Et le gouvernement a toujours raison. Ceux qui disent le contraire sont des traîtres, et la police politique passera bientôt chez vous pour vous arrêter.

Source
par Didier B publié dans : Polémiquons à droite communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 20 juin 2008

Voila donc la suite et la fin de l'étude du test d'Alternative Libérale (commencée dans ce billet) qui vous permet de savoir si vous être un libéral qui s'ignore. Il n'y a pas que du mauvais dans les 10 points restants mais il est évident qu'il ne servent qu'à faire passer des idées fumeuses. A vous de juger :


Chacun devrait pouvoir inscrire ses enfants dans l'école de son choix.


Et voilà la carte scolaire... Ce machin administratif garanti l'inscription d'un élève dans l'établissement scolaire public de sa zone de résidence. Pour ceux qui l'ignore, la carte scolaire a été créée en 1963 pour permettre à l'Education Nationale de prévoir le nombre d'élèves potentiellement inscrit sur un établissement et donc le nombre de professeurs nécessaires sur cet établissement l'année suivante.

Pour résumer, les détracteurs de la carte scolaire affirme qu'elle est source d'inégalités puisqu'elle concentre dans les mêmes établissements les enfants des familles "populaires et immigrées", du simple fait qu'elles habitent dans les mêmes zones. D'un autre coté, la même "ghettoïsation" apparaît dans les zones regroupant des familles aux revenus élevés. Pour éviter cette ségrégation et selon les principes libéraux de liberté de choix, les parents ne devraient pas se voir imposer quoi que ce soit et devraient pouvoir choisir le collège ou le lycée de leur progéniture ; il faut donc supprimer la carte scolaire.

C'est bien joli tout ça, mais pour qu'il y ait liberté de choix réelle, il faudrait qu'il y ait un choix possible. C'est malheureusement loin d'être le cas parce que les places disponibles dans les établissements à bonne réputation sont limitées. Un collège de 500 places ne pourra jamais accueillir 3000 élèves ! De plus, la suppression de la carte scolaire ne fait que renforcer les inégalités déjà existantes, puisque les premières familles à délocaliser leurs enfants sont les familles à plus gros revenus et... les enseignants. (Études menées en 1984-85 en Ille et Vilaine, Cote d'Or).

Le plus gros problème, finalement, c'est qu'on essaye de faire régler des problèmes comme les inégalités sociales à l'école alors qu'elle n'est pas la cause du problème. La concentration des moins favorisés dans certaines écoles n'est que la conséquence d'un problème plus vaste, essentiellement politique. Le "libre choix" de son école est donc une fausse bonne solution pour en sortir.

 

Chacun devrait pouvoir choisir l'âge et les modalités de financement de sa retraite.

Chacun devrait pouvoir choisir librement son assurance santé.

 

Aujourd'hui en France, assurance vieillesse et assurance santé sont couvertes par un système de cotisations obligatoires assurant pour la première, une pension de retraite à partir de 60 ans et pour la seconde, une couverture des risques maladies. Il existe même la CMU et l'ASPA (minimum vieillesse) destinées aux personnes ne cotisant pas ou n'ayant pas assez cotisé.

La grande idée libérale est de dire : "Arrêtez de prélever des cotisations pour nos salaires, donnez les nous et nous nous constituerons une retraite nous même et souscriront une assurance santé nous même". Toujours la liberté de choix qu'on met en avant !

Mais, encore une fois, cette liberté de choix ne serait qu'apparente. Tout d'abord, la part patronale des cotisations sociales retournerait dans la poche des entreprises, il ne faut donc pas compter dessus. Le gain financier serait donc limité à la part salariale des cotisations. Ensuite, avec ce gain, il faudrait pour chaque personne, trouver une assurance santé et une assurance retraite correspondant aux moyens financiers libérés, ce qui favoriserait essentiellement les gros revenus. Pour l'assurance santé, il faudrait aussi en trouver une qui assure également les enfants et le conjoint, de la même manière ou mieux que l'actuelle assurance maladie.

Cela fait beaucoup de problèmes pour remplacer un système qui offrait l'accès à tous aux meilleurs soins, pour le même prix et le même remboursement. De plus, comme aux États-Unis aujourd'hui, les assurances prendraient le contrôle de votre santé, vous empêchant de subir des examens ou opérations qu'elles trouveraient trop chers. Aujourd'hui, aux États-Unis, près de 16% des personnes n'ont AUCUNE assurance santé, parce qu'elle n'ont pas les moyens de s'en payer une. Autant pour les arguments des libéraux qui assurent qu'une assurance ne coûte pas cher. Ce qu'ils oublient très souvent de rappeler, c'est qu'une assurance santé privée (contrairement à notre assurance maladie) coûte de plus en plus cher à mesure que l'on vieillit ; normal, c'est une assurance : si le risque augmente les cotisations augmentent, c'est comme une voiture qu'on assure en tous risques.

Quant aux assurances retraites privées, dont les fonds sont souvent gérés par des fonds de pension, elles présentent un énorme désavantage : leurs résultats (et donc votre retraite) ne reposent que sur les cours de bourse et la solidité apparente des entreprises. Rien ne dit que la bourse ne se sera pas écroulée au moment ou vous prendrez votre retraite. Un système comme celui là ne repose que sur une croissance perpétuelle, ce qui n'est pas possible. Juste pour mémoire, des centaines de milliers d'américains se sont retrouvés sans pensions de retraite après les faillites de Enron ou de Worldcom et ont recommencé à travailler à l'âge de 70-75 ans. Est ce vraiment ce que vous souhaitez?

Pour les deux cas ci-dessus, il faut surtout y voir l'attrait que représentent les milliards d'euro générés par l'assurance-maladie et l'assurance-vieillesse pour les sociétés privées d'assurance et leurs gros actionnaires. Mais ces sociétés ne s'intéressent pas à votre bien être, juste au leur.


Les étrangers qui ont un contrat de travail en France devraient pouvoir y résider légalement.


Les étrangers qui ont un contrat de travail en France devraient avoir des papiers en règle. Si ce n'est pas le cas, le patron les ayant embauchés devrait être sanctionné par la justice, de même que l'étranger présent illégalement sur le territoire.

Je sais qu'une prise de position de ce type n'est pas à la mode à gauche, mais je pense que permettre la régularisation d'étrangers en fonction de leur "contrat de travail", c'est ouvrir la porte à l'exploitation de la misère humaine par des patrons sans scrupules.
J'ai le souvenir de ce patron de restaurant de Neuilly sur Seine qui faisait des pieds et des mains pour que ses 9 salariés sans papiers soient régularisés, sûrement parce qu'ils acceptaient des salaires de misère là ou des salariés avec papiers n'auraient pas accepté...

La loi ne doit pas limiter la liberté d'expression, même si certaines idées sont choquantes.


La liberté d'expression doit-elle être absolue ? A titre personnel, je pense que oui. Condamner quelqu'un parce qu'il exprime une opinion est dangereux pour la survie d'une démocratie. Aujourd'hui, par exemple, Jean-Marie Le Pen ne peut pas exprimer ses opinions personnelles sur la réalité de l'existence des chambres à gaz dans les camps d'extermination nazi, durant la seconde guerre mondiale.

Cette opinion me répugne, mais en lui interdisant de l'exprimer, ne suis-je pas en train de préparer l'interdiction d'une autre opinion, qui elle non plus ne sera pas majoritaire ? Est-ce que cette opinion ne sera pas la mienne, celle que j'exprime en ce moment ? Une idée "de gauche", un brin collectiviste ?

Le délit d'opinion ne devrait pas exister dans notre pays. Condamner quelqu'un pour ce qu'il dit et pense est absurde car cela donne de la substance à ce qui est exprimé, même si c'est le mensonge le plus tordu du monde. En revanche, les crimes liés à une opinion discriminatoire devraient être plus sévèrement sanctionnés. Dans ce contexte, une personne pourrait exprimer son opinion selon laquelle "les noirs sont moins intelligents que les blancs" mais une personne agressant physiquement une autre en raison de sa couleur de peau aurait des circonstances aggravantes.

Ah zut, je suis d'accord sur un truc...

 

Il est absurde de condamner quelqu'un à la prison pour avoir fumé du cannabis.


Absurde ? Peut-être pas si la personne en consomme avant de prendre le volant de sa voiture et tue deux ou trois passants après en avoir perdu le contrôle. Quoiqu'il en soit, je n'ai pas d'opinion ferme sur la dépénalisation de la consommation de drogues dites "douces". En tout cas, on reste dans la liberté de choix... Et pourquoi pas dépénaliser la vente de drogue ? Après tout, c'est un métier comme un autre, non ? Vive la liberté d'entreprendre !

 

L'État ne doit faire aucune différence entre les citoyens sur la base de leur sexualité.


Je me permettrais de rajouter à la sexualité, l'origine ethnique, le sexe, la religion, l'apparence physique, le handicap. C'est vrai, il est inadmissible que l'état fasse des différences entre les citoyens.

Mais attention : si l'état ne fait AUCUNE différence, cela implique la fin de tous les dispositifs qui ressemblent de près ou de loin à de la discrimination positive. C'est la fin des quotas de handicapés dans les entreprises, la disparition des lois sur la parité homme/femme (privilégier les femmes par la loi, c'est discriminer les hommes), la suppression des allocations familiales (pourquoi privilégier les familles aux célibataires), la fin des ZEP (pourquoi privilégier une zone d'habitation par rapport à une autre).

 

La France devrait avoir une politique étrangère plus ferme à l'égard des dictatures.


Une dictature, pour un libéral, n'est pas une bonne forme de gouvernement car l'état intervient beaucoup trop dans la vie des individus. Mais le libéralisme n'est pas pour autant d'inspiration démocratique. Un état démocratique très interventionniste ne lui conviendrait pas plus qu'une dictature.

S'attaquer aux dictatures est simplement plus facile...

 

Certains lieux, comme les bars à cigare ou à narguilé devraient pouvoir rester fumeurs.


Allez, les libéraux, allez jusqu'au bout de vos idées. Le libéralisme, c'est la liberté de choix. Réclamez donc la liberté de choix de votre mort, et rétablissez l'autorisation de fumer partout, ce qui arrangerait aussi les fabriquants de cigarettes et contribuerait ainsi à la liberté d'entreprendre. Pour l'instant, la loi est la même pour tout le monde, bar à cigare ou à narguilé.

 

Pour préserver l'environnement, il faut responsabiliser tous les acteurs en appliquant le principe du « pollueur-payeur ».


Cela peut paraître bien, mais le principe du "pollueur-payeur" est à double tranchant. Développé au maximum, il deviendrait l'instauration d'un "droit à polluer librement", le pollueur ayant juste à s'acquitter d'une amende ou d'une taxe quelconque, ce qui conviendrait tout à fait aux entreprises qui préfèrent souvent payer plutôt que de respecter la loi.

Non, il faut punir les responsables (les dirigeants des entreprises pollueuses) par des peines de prison et les entreprises elles-mêmes par d'énormes amendes.

 

Conclusion :

Bien, vous avez maintenant une bonne vision de ce qu'est le libéralisme. De prime abord, il peut paraître sympathique car il met l'accent sur la liberté de l'individu et le place au dessus de la collectivité. Liberté de choix, liberté d'expression, liberté de fumer son narguilé, oui, tout ça est très sympathique.

Mais le libéralisme, ce n'est pas que ça. C'est aussi et surtout de l'individualisme développé à son maximum. C'est "mon bien-être" placé au dessus du "bien-être collectif" ; donc, si je vis bien, je me fous de ce qui peut arriver aux autres. C'est exactement ce genre de raisonnement que Nicolas Sarkozy tente de nous faire entrer dans le crane à chaque fois qu'il cause.

Et comme "mon bien-être" est plus facile à obtenir quand on à de bons revenus, il n'est pas étonnant de trouver la plupart des libéraux parmi les français les plus aisés, ou ceux qui espèrent bien le devenir. Des principes comme celui de la solidarité nationale ou de services publics leur échappent, voir même les dégoûtent. Pouah, les pauvres, ça pue...

D'un point de vue démocratique, le libéralisme est potentiellement dangereux. En effet, basé sur l'individualisme, le libéralisme ne reconnaît pas le droit à une majorité d'imposer ses décisions à une minorité. Par extension, il ne reconnaît donc pas à l'état le droit de légiférer dans tout ce qui touche à la vie de l'individu et sa liberté de choix. L'intervention de l'état doit être minimale et limitée à ses fonction régaliennes (police, justice, défense).

Alors, maintenant que vous savez tout ça, posez vous la question : "Suis-je un libéral qui s'ignore ?" Pour ma part, j'ai obtenu la note de 4,5/20 au test (Cf 1ere partie). Je ne suis donc "pas un ami de la liberté" , pas libéral et peut être même anti-libéral. Finalement, ce test, il est peut être juste...

par Didier B publié dans : Polémiquons à droite communauté : L'Avis des Eclectiques
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